Le stand de tir olympique
Un tireur en plein exercice au stand de tir olympique, sous un soleil voilé. | F2

Le Royal Artillery Barracks, dans la tradition de la poudre

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Les organisateurs des Jeux Olympiques de Londres ont placé au Royal Artillery Barracks les épreuves de tir. A quelques mètres d'une caserne, non loin d'un lieu où le club d'Arsenal est né, en 1886, créé par les ouvriers de la manufacture d'armes Royal Arsenal.

Un silence rompu par des coups de feu. Et cette odeur de poudre, de brûlé. Les premiers pas dans le cadre du Royal Artillery Barracks, lieu des épreuves olympiques de tir, sont saisissants. A quelques encablures de la caserne des militaires, à quelques mètres d'habitations vieillissantes au mur de briques marrons, les détonations prennent même le dessus sur le bruit de la circulation. A tel point que l'organisation offre généreusement des "bouchons" pour les oreilles afin de réduire l'impact du bruit. Dans ce quartier qui respire la tradition architecturale britannique, le Comité d'organisation a apporté une énorme touche de modernité.

L'ancien berceau d'Arsenal

En plein milieu d'une grande étendue verte, trois blocs blancs sont posés là. Tout en blanc, avec quelques couleurs (bleu, orange, violet), ces cubes tranchent singulièrement avec l'environnement. Et on ne peut pas dire qu'ils soient d'une beauté à couper le souffle. Mais ils ne resteront pas durablement, puisque ces installations seront démontées à l'issue des Jeux. C'est à l'intérieur que les tireurs du monde entier se défient, tandis que pour les épreuves de carabine, cela se passe en extérieur. Jacques Rogge, le président du CIO, a réalisé l'une de ses premières sorties sur les lieux de compétition de Londres-2012 dans cette enceinte.

Pourtant, le Royal Artillery Barracks se trouve très à l'Est de Londres, loin du centre et de sa densité d'habitations. Ici, c'est presque la banlieue. Il faut du temps pour y arriver, en passant par la station London City Airport, où les avions côtoient les bateaux. Ici, les briques ne sont pas rouges, mais marrons, montrant le temps qui passe. C'est dans ce coin de Londres que le club de football d'Arsenal est né en 1886. Créé par les ouvriers de la manufacture d'armes Royal Arsenal, le club portait alors le nom de Dial Square FC, avant de devenir Royal Arsenal, puis Woolwich Arsenal. Désormais, c'est une station qui conserve ce nom, terminus de la ligne DLR.

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