Keino, NOCK, Comité olympique kényan
Le président du Comité olympique kényan Kipchoge Keino, aux côtés du président du CIO Jacques Rogge en 2005 à Nairobi. | TONY KARUMBA / AFP

Le Kenya ulcéré par des allégations de dopage de la télé allemande

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Le Comité olympique kényan (NOCK) a exprimé jeudi son mécontentement vis à vis de la chaîne allemande ARD, qui a diffusé le week-end dernier un programme accusant les athlètes kényans de dopage généralisé.

Le président du NOCK, Kipchoge Keino, a estimé que les allégations proférées sur cette chaîne relevaient d'un stratagème visant à perturber la  préparation des athlètes kényans pour les JO de Londres.

"Nos athlètes connaissent parfaitement les conséquences liées à l'usage du  dopage.Il serait d'ailleurs souhaitable de se rappeler que nous avons récupéré  une médaille d'or aux JO après qu'un autre sportif eut été convaincu de dopage", a déclaré Keino.

Rashid Ramzi, le Marocain devenu Bahreïni, double champion du monde du 800  m et du 1500 m en 2005, l'avait emporté sur 1500 m aux Jeux de Pékin en 2008  devant le Kényan Azbel Kiprop, sacré champion olympique a posteriori.

Ouverture d'une enquête

"Nous travaillons étroitement avec l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour  sensibiliser les athlètes. Nous avons même invité l'AMA à venir chez nous, afin qu'ils sachent qu'ils peuvent librement pratiquer leurs contrôles en dehors des compétitions sur nos athlètes", a poursuivi Keino.

La chaîne ARD avait fait le lien entre certains athlètes de fond kényans et, selon elle, "des médecins spécialisés dans le dopage sanguin, une pratique  galopante non seulement chez les meilleurs coureurs du pays mais également chez  d'autres athlètes étrangers" qui s'entraînent dans ses régions de haute  altitude.

Le président de la Fédération kényane d'athlétisme (AK), Isaiah Kiplagat, a annoncé l'ouverture d'une enquête contre ces allégations, qu'il considère comme  une attaque vicieuse contre l'honnêteté des athlètes.

AFP