Evi Sachenbacher
La biathlète allemande Evi Sachenbacher | AFP - ODD ANDERSEN

Le dopage s'invite à Sotchi

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A deux jours du terme des compétitions, les jeux Olympiques de Sotchi ont été rattrapés vendredi par deux cas de dopage à un stimulant, l'un touchant une biathlète de premier plan, l'Allemande Evi Sachenbacher-Stehle, l'autre concernant un pousseur-freineur du bobsleigh à quatre italien.

"Evi Sachenbacher-Stehle, 33 ans, a subi un contrôle le 17 février dernier  qui s'est avéré positif avec la présence de méthylhéxanéamine  (dimethylpentylamine)", un stimulant, a annoncé le Comité international  olympique tard vendredi soir. Le CIO confirmait ainsi une information qui avait  été éventée dès vendredi matin par le comité olympique allemand. La biathlète, qui a été contrôlée positive après la mass-start, a été  exclue des JO. Elle a été disqualifiée de cette épreuve, qu'elle avait terminée  à la 4e place, et le relais mixte allemand, dont elle était membre, a aussi été  disqualifié. "Je vis le pire des cauchemars", a souligné la biathlète sur son site  internet. "J'ai fait contrôler mes compléments alimentaires par des  laboratoires et le fabricant m'a assuré qu'ils ne contenaient aucun produit  prohibé", a-t-elle ajouté. La biathlète ne figurait pas, à la surprise générale, sur la liste des  participantes au relais dames programmé vendredi et remporté par l'Ukraine. 

Sachenbacher-Stehle n'est pas n'inporte qui: avant de se mettre au biathlon  en 2011, elle a remporté en ski de fond cinq médailles olympiques dont deux  titres en sprint par équipes (2010) et en relais (2002). Lors des JO-2006, elle avait écopé d'une interdiction de compétition de  cinq jours en raison d'un hématocrite trop élevé. Un membre de l'équipe italienne de bobsleigh à quatre, William Frullani, a  été contrôlé positif au même produit, et aussitôt exclu des JO par le Comité  olympique italien (Coni). "Le Coni a été informé par le Comité international olympique d'un contrôle  antidopage positif au dyméthylpentylamine (stimulant) concernant William  Frullani, lors d'un prélèvement réalisé au village olympique le 18 février", a  précisé le Coni dans un communiqué. Comme la biathlète allemande, le bobeur de 34 ans avait demandé une  contre-expertise, qui là aussi a confirmé le résultat initial.

Un troisième cas pourrait être révélé dans les prochaines heures qui  pourrait, selon la presse russe, concerner un(e) athlète ukrainien(ne). Les JO 2014 avaient jusque là été épargnés par les affaires de dopage. Le CIO avait indiqué en préambule des JO de Sotchi qu'un programme sans  précédent de contrôles antidopage serait réalisé avec 2453 contrôles dont 1269  pré-compétitions, soit 400 de plus qu'en 2010.

AFP