Thomas Bach
Thomas Bach. | FABRICE COFFRINI / AFP

Le CIO incite Paris à se lancer

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Le nouveau président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a déclaré sa flamme à Paris, espérant une candidature de la capitale aux jeux Olympiques 2024 ou 2028. Dans un entretien exclusif à Alexandre Boyon pour Tout le Sport et Stade 2, à la veille de sa première rencontre avec le président François Hollande, sur son désir ou non de voir Paris s'aligner dans la course olympique, M. Bach a répondu: "Oui, parce que la France est un grand pays sportif. L'enthousiasme des Français pour le sport est évident (...). Ce serait une candidature très, très forte".

"C'est une compétition sportive, on ne peut pas attendre un moment où on est le seul candidat. Cela ne va pas arriver", a-t-il ajouté, dans le cadre de l'émission Tout le Sport, au sujet de la réticence éventuelle de la France à  être candidate après ses échecs pour les JO d'été 2012 avec Paris et les JO  d'hiver 2018 avec Annecy. Battue par Londres pour les derniers JO, la France a relancé son appareil  diplomatico-sportif et les grandes manoeuvres ont commencé ces dernières  semaines autour de l'Elysée.

François Hollande a déjeuné mi-novembre avec les trois membres français du  Comité international olympique (CIO), Jean-Claude Killy, Guy Drut et Tony  Estanguet. Lundi une réception autour du chef de l'Etat à l'Elysée a réuni la ministre  des Sports Valérie Fourneyron et les présidents du comité national olympique  (CNOSF) Denis Masseglia et du comité français du sport international (CFSI)  Bernard Lapasset. Les derniers jeux Olympiques d'été français remontent maintenant à 1924,  soit il y a près de 90 ans, une éternité. En 2024, ce serait donc le centenaire  des derniers JO parisiens.

"Une candidature peut contribuer au développement, pas seulement le  développement sportif mais aussi le développement social, dans un pays et dans  une ville", a insisté Thomas Bach. "Il faut y aller, il faut être uni, il faut  se battre". Au sujet du contexte économique difficile que traverse la France, il a  assuré que la CIO ne voulait pas "de candidatures qui coûtent cher".

Vidéo: L'interview de Thomas Bach à Tout le SportVoir la vidéo

AFP