Le CIO au secours des athlètes

Le CIO au secours des athlètes

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Destinées prioritairement aux athlètes qui pratiquent une discipline individuelle et qui n'ont pas la possibilité de suivre un entraînement approprié par manque d'infrastructures, les bourses du Comité international olympique (CIO) leur permettent de jouir de nombreux avantages.

Quand un sportif -obligatoirement engagé dans un sport individuel- perçoit une subvention, son comité national et la solidarité olympique (ndlr : commission liée au CIO) s'assurent qu'il bénéficie d'installations sportives de qualités, d'un entraîneur spécialisé dans sa discipline, d'une assistance et de contrôles médicaux réguliers, d'une somme adéquate d'argent de poche, d'une prise en charge des frais de pension et de logement, mais également d'un montant fixe destiné à la participation aux compétitions de qualification olympique.

Ce programme -lancé en 1992 à l'occasion des Jeux de Barcelone- n'a pas tardé à connaître ses premières retombées. À Athènes, les 583 boursiers avaient récolté la jolie bagatelle de 57 médailles. La Française, Lise Legrand, s'était notamment illustrée en lutte libre (-63 kg) en décrochant le bronze.

Bolt en a bénéficié

Un chiffre en forte augmentation, quatre ans plus tard à Pékin. Cette fois-ci, les 591 boursiers ont glané 81 médailles. Et là, surprise ! On retrouve -dans les lauréats- un certain Usain Bolt. Le Jamaïcain sera finalement titré en or sur 100 m, 200 m et 4x100 m. Une performance historique.

Mais sans cette main tendue du CIO, qui sait ce qui serait advenu de l'actuel recordman du monde de la distance reine (9"58). Peut-être aurait-il tout de même crevé l'écran… On ne le saura jamais. En tout cas, Londres ne fera pas exception avec un peu plus de 14 millions d'euros alloués aux athlètes en vue des Jeux.