Teddy Riner et sa médaille d'or
Teddy Riner et sa médaille d'or | EMMANUEL DUNAND - AFP

Le bilan français après une semaine

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Les soirées ont été longues et les nuits courtes cette semaine au Club France à Londres. Les nombreuses médailles de la natation et du judo ont donné beaucoup d'occasions de faire la fête. Malgré tout, si la première semaine française aux JO est bonne dans l'ensemble, des désillusions ont émaillé la semaine et le nombre de médailles françaises aurait pu (du?) être plus élevé.

Le point positif de la première semaine française est bien entendu la natation. Avec sept médailles dont quatre en or (soit une de plus qu'en 56 ans de compétition aux Jeux), la France a été la deuxième nation dominante derrière les Etats-Unis. L'Aquatics Centre de Londres a été le théâtre de trois révélations: Camille Muffat, Yannick Agnel et Florent Manaudou. Mieux encore avec la victoire du relais 4x100m nage libre, la France a pris sa revanche de Pékin et confirmé son statut de place forte du sprint mondial. Seule ombre au tableau, les relais 4 nages qui n'ont pas réussi à passer les séries.

Des cadres au rendez-vous

Sur les tatamis, les têtes de gondoles ont tenu leur rang. Lucie Décosse dans un premier temps puis Teddy Riner ont largement dominé leur journée et les autres judokas français se sont battus pour arracher une médaille. Un état d'esprit irréprochable et sept médailles en tout (2 en or, 5 en bronze) pour la délégation française. Au rayon révélation dans une discipline méconnue, Brian Coquard tient une bonne place. Le jeune français (20 ans) a remporté une très belle médaille d'argent dans l'épreuve de l'omnium, sorte de décathlon du cyclisme sur piste. Enfin, comment ne pas revenir sur la formidable performance de Tony Estanguet. Le porte-drapeau français en 2008 a remporté son troisième titre olympique. Une revanche spectaculaire après l'échec retentissant de Pékin. Le titre d'Emilie Fer est venu apporter une nouvelle dimension à la réussite du canoë-kayak français. Globalement, les stars françaises ont tenu leur rang. Décosse, Riner et Estanguet étaient attendus. Au même titre que la paire Llodra/Tsonga, qui permet au tennis français de ramener deux médailles de Wimbledon avec la belle surprise Gasquet/Benneteau. 25 médailles, c'est autant qu'à Pékin au même moment. Mais l'objectif de battre les sept médailles d'or de 2008 est déjà atteint. Un bon point qui ne saurait faire passer l'inquiétude sur le nombre final de podium français.

L'escrime ne paie pas

Car côté déception, l'escrime arrive largement en tête. Et le total de médaille français en pâtit forcément. Le principal pourvoyeur de breloques (115 depuis la création des Jeux) du sport tricolore revient bredouille de son escapade londonienne. Les Français n'ont réussi à arracher aucune médaille, pas plus en individuel que par équipes. L'escrime française ne fait que régresser depuis 2005 et les tensions nées de la dernière épreuve, le Fleuret hommes par équipes, va laisser des traces. Ce lundi matin, à la Fédération c'est la gueule de bois. Les prochaines élections pour en élire le président devraient être houleuses. D'autres sports habituellement pourvoyeurs de quelques breloques ont également déçu à Londres, comme l'équitation. Les cavaliers français n'ont pesé dans aucune épreuve. Même constat en gymnastique bien qu'il faille nuancer la déroute par l'absence de plusieurs cadres (Bouhail, Rodrigues, Caranobe). Enfin dans une moindre mesure, l'aviron, l'haltérophilie ou encore le tennis de table sont passés à côté de leurs Jeux. Il faudrait à l'évidence quelques "surprises" pour battre le record de 41 médailles obtenues à Pékin en 2008.

Le bilan français après une semaine de Jeux

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La débâcle de l'escrime française

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