Renaud Lavillenie 082011
Renaud Lavillenie. | THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Lavillenie rêve en or

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Après un début de saison supersonique, avec à la clé un titre de champion du monde en salle et un titre de champion d'Europe, Renauld Lavillénie vient de connaître deux contre-performances en enchaînant une défaite à Londres le 13 juillet puis un zéro pointé à Szceczin samedi dernier, après 11 succès consécutifs. Le perchiste français tient tout de même à relativiser ces mauvais résultats et ne change rien à son objectif olympique qui reste plus que jamais la médaille d'or.

"C'est sûr que ce serait une déception de ne pas avoir l'or mais ce serait avant tout une grosse déception de ne pas avoir de médaille tout court. Ça on le saura le 10 août au soir", jour de la finale du saut à la perche, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Aubière (Puy-de-Dôme) où il s'entraîne. Je me sens très content et très fier, quatre ans après les JO de Pékin, ça y est j'y suis, le travail a payé. Maintenant il n'y a plus qu'une seule hâte, c'est d'être dans l'arène et de vivre cela à 100%", a-t-il ajouté.

"Je sais qu'il va y avoir une pression quoi qu 'il arrive" car "je fais partie des favoris, cela est comme ça depuis que j'ai franchi les 6,01 m et que je suis régulièrement sur les podiums", a poursuivi le champion du monde en salle 2012, également auteur de la meilleure performance mondiale de la saison en plein air, 5,97 m, le 1er juillet aux championnats d'Europe à Helsinki. Malgré ses dernier revers, Renaud Lavillenie ne s'en fait pas. "A deux semaines des jeux je vois que je suis en forme, déjà ça c'est rassurant", a-t-il affirmé.  "Ce n'est pas mon premier championnat, ce n'est pas comme si j'étais arrivé et que je découvre tout. Je sais comment cela va se passer. J'ai juste à attendre patiemment d'être sur la compétition et puis après de faire ce que je sais faire de mieux", a-t-il renchéri. "Le plus dur c'est de savoir tout gérer le jour J et les JO c'est la compétition d'un jour", a-t-il souligné.

Autant dire que le jeune perchiste d'origine poitevine, Auvergnat d'adoption, a appris à gérer le stress des événements majeurs. Il sait évidemment qu'à la perche, il faut être à 100%, présent au bon moment, ne pas se tromper de stratégie et apprivoiser les éléments. Autant de qualité qu'il maîtrise désormais parfaitement et sur lesquels il compte pour aller chercher l'or à Londres. Comme il le dit lui même, tout autre résultat serait une déception par rapport à ses ambitions.   

Christian Grégoire