L'Arabie Saoudite toujours réticente pour les athlètes féminines

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Le 24 juin, l'Arabie Saoudite annonçait son intention d'autoriser pour la première fois des athlètes féminines à participer aux JO. L'insistance du CIO sur ce thème semblait en passe de payer. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Le prince Nawaf ben Fayçal, responsable du sport, a en effet fixé plusieurs conditions pour qu'une Saoudienne s'engage à Londres. Parmi elles: le port de la tenue islamique et la non-mixité de la compétition.

C'est un serpent de mer, et il n'est pas certain qu'il parvienne à franchir la Manche. Depuis longtemps, le Comité international olympique (CIO) fait pression sur l'Arabie Saoudite pour que le pays envoie des athlètes féminines aux JO. Comme le Qatar et Brunei, jamais ce pays n'a envoyé une femme aux JO. Début avril, le Comité olympique saoudien avait annoncé que le Royaume n'enverrait aucune athlète à Londres. Fin juin, l'ambassade d'Arabie Saoudite à Londres inquiait que le pays avait l'intention d'autorise des athlètes féminines à participer aux Jeux de Londres. Selon le communiqué, le Comité olympique saoudien devait "superviser la  participation des athlètes féminines qui peuvent être qualifiées".

A trois semaines de la cérémonie d'ouverture, le prince Nawaf ben Fayçal, responsable du sport dans le royaume, a édicté trois obligations pour qu'une femme du pays participe aux Jeux. La première condition est que l'athlète soit habillée selon les normes de  la charia (loi islamique) qui interdit la nudité, a indiqué le prince Nawaf,  directeur général de la jeunesse qui fait office de ministre des Sports. La deuxième condition est que l'athlète ait l'accord d'un proche parent et  qu'elle soit accompagnée par lui et la troisième porte sur la non mixité  pendant la compétition, a-t-il expliqué. En outre, toute athlète et son proche parent doivent s'engager à respecter  ces trois règles.

"Comme je l'avais expliqué précédemment, le Comité olympique saoudien et  les unions sportives n'ont aucune section féminine mais en cas d'invitation de  la part du Comité olympique international (CIO) ou toute autre union  internationale, la participation des Saoudiennes doit se faire dans le respect  de ces trois règles", a souligné le prince Nawaf, qui a précisé que "l'Arabie Saoudite n'avait pas d'athlètes femmes à aligner dans les compétitions internationales."

AFP