Russell Westbrook entre deux Anglais
Russell Westbrook entre deux Anglais | ANDREW YATES / AFP

La "trime team" redevient la "dream team"

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Après un succès poussif face au Brésil (80-69), les Etats-Unis ont retrouvé leur statut de Dream Team en pulvérisant la Grande-Bretagne à Manchester (118-78). A dix jours de leur match d'ouverture aux JO, face à la France, les USA semblent prêts pour défendre leur titre.

Heureusement que les 17.000 spectateurs de la MEN Arena de Manchester ne sont pas chauvins. Ils auraient pu très mal vivre la leçon de basket subie par l'équipe de Grande-Bretagne face aux Etats-Unis. Au lieu de ça, ces fans se sont régalés d'une véritable démonstration de la Dream Team, le match semblant parfois se résumer à un concours de dunks, tous plus spectaculaires les uns que les autres. Cette fois, ça y est, la machine semble réglée. Après les atermoiements constatée face au Brésil lors de leur précédent match de préparation, les USA ont réajusté le tir. Oubliées l'adresse suspecte et les largesses en défense qui avaient embarrassé le président Barrack Obama, venu soutenir ses boys à Washington contre les Brésiliens. Auteurs d'une entame de match catastrophique ce jour-là, ils avaient bouclé le premier quart-temps à -10. Hors de question de retomber dans pareil lymphatisme, les partenaires de Bryant avaient retrouvé agressivité et intensité. Et ce sont les Anglais qui ont payé les pots cassés.

52 victoires en 53 matchs, série en cours...

Comme prévu, la Dream Team a fait la différence dans le secteur extérieur, notamment avec le meneur Daron Williams, insolent de réussite, et l'ailier Carmelo Anthony, tous les deux auteurs de 19 points. LeBron James (16 points), Russell Westbrook (15) et Kevin Durant (13) ont assuré le show en régalant l'assistance de dunks monstrueux alors que Kobe Bryant, comme face au Brésil, est resté discret (seulement 5 unités pour le Laker). Bref, pour la première apparition d'une équipe olympique américaine au complet sur le sol britannique  depuis les Jeux de 1948, les Anglais s'en souviendront.

Luol Deng, la star de l'équipe britannique, était bien trop esseulée pour espérer un miracle. Ses 25 points n'ont évidement pas suffi face à la sélection entraînée par son ancien entraîneur à l'université de Duke, Mike Krzyzewski. "Il m'a dit que ses coéquipiers n'avaient jamais dû faire face à autant de vitesse. On ne peut pas s'entraîner contre ça", rapportait fièrement le coach US. Le couac brésilien étant désormais rangé dans l'armoire des péripéties, les USA peuvent désormais envisager la défense de leur titre olympique sereinement. Grandissimes favoris pour la médaille d'or, ils ont remporté 52  de leurs 53 derniers matches joués depuis les Jeux d'Athènes en 2004. Le Dream Team rencontrera une opposition beaucoup plus consistante dimanche contre l'Argentine et mardi face à l'Espagne. On en saura certainement plus sur la marge de manoeuvre que possèdent les Américains sur la concurrence. Nul doute que la France, leur premier adversaire à Londres, regardera ces matchs avec attention. Les enseignements seront nombreux. Et les motifs d'espoir ?

Julien Lamotte