Emil Svendsen
Emil Svendsen | PIERRE-PHILIPPE MARCOU - AFP

La Norvège flambe, la France déçoit

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Le relais mixte norvégien a écrasé la course de son talent, repoussant la République Tchèque à une trentaine de secondes et l'Italie à près d'une minute. La France, pénalisée par deux relais féminins ratés, termine loin du podium. C'est un jour historique pour Ole Eïnar Bjorndalen qui devient l'athlète le plus titré de l'histoire des Jeux Olympiques d'hiver.

Écrasante Norvège. Les Scandinaves n'auront que très peu douté dans ce relais mixte. Bien emmenés par Tora Berger et Tiril Eckhoff, Ole Einar Bjoerndalen et Emil Hegle Svendsen ont terminé le travail. Un travail de pro puisque seule Tora Berger aura pioché deux fois au tir debout mais tous les autres relayeurs auront été parfaits. Avec ce succès, Svendsen et Bjoerndalen remportent leur deuxième médaille d'or de ces Jeux Olympiques. Impérial, la légende du biathlon mondial remporte sa 13e médaille olympique (dont 8 en or) et devient l'athlète le plus titré de l'histoire aux Jeux Olympiques d'hiver. Tout simplement légendaire. Le combat entre les Norvégiens, Svendsen et Bjoerndalen et le Français Fourcade va connaitre son apogée lors du relais masculin. Pour l'heure, les trois hommes comptent deux médailles d'or dans ces Jeux Olympiques.

Le relais tchèque composé de Vitkova, Soukoulova, Soukup et Moravec, déjà double médaille olympique (l'argent sur la poursuite, le bronze sur la mass-start) prend une deuxième place surprise devant des Italiens encore plus étonnants. Wierer, Oberhofer, Windisch et Hofer terminent à une minute de la tête mais conservent plus de 40 secondes d'avance sur l'Allemagne. C'est dire si le podium ne souffre d'aucune contestation.

Les relayeuses déçoivent

Le relais français n'a de son côté jamais été dans la course. Adroite au tir couché, Marie Dorin-Habert a perdu du temps suite au tir debout avant que Anaïs Bescond ne plombe définitivement toutes les chances de médailles françaises en piochant trois fois au couché et en étant contrainte à un tour de pénalité sur ce même tir. Repoussé à près d'1'30, Jean-Guillaume Beatrix n'aura pas fait de miracle, tout comme Martin Fourcade qui n'a pas traîné sitôt la ligne d'arrivée passée, sans doute très déçu.