Bernard Lapasset
Bernard Lapasset, président du Comité chargé du dossier "France 2024", ici avec Valérie Fourneyron, ministre des Sports | FRANCK FIFE / AFP

La France réfléchit à 2024

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Les autorités du sport français, la ministre Valérie Fourneyron en tête, se sont penchées lundi à Londres sur l'héritage laissé par les JO dans la capitale britannique, ceci afin de nourrir leur réflexion en vue d'une possible candidature de Paris pour 2024. En examinant tous les aspects de cet héritage, aussi bien sur le plan des infrastructures que sur celui qui a contribué à faire des jeux un vecteur sociétal à Londres. La France souhaite s'inspirer de toutes ces informations avant de prendre la décision finale à l'été 2015: savoir si ou ou non Paris sera candidate pour l'organisation des JO 2024.

"Nous sommes ici pour voir quel est l'héritage des JO, a annoncé Valérie  Fourneyron. On n'est pas candidat pour être candidat. On construit un projet  pour la France. L'héritage se construit en amont de la candidature."

Pour éviter une répétition de la traumatisante défaite de 2005, lorsque la capitale française avait été battue par Londres pour l'accueil des Jeux 2012,  les dirigeants français pèsent tous les aspects. En commençant par  ce qu'il en reste, le fameux l'héritage": la reconversion. Notamment par rapport à l'exemple londonien où certains quartiers ont été revitalisés, et les transports repensés, avec en outre des projets de logements en lieu et place de certains sites.  Les infrastructures sportives qui sont restées en l'état sont utilisées par le public.

Ne pas brûler les étapes

La délégation française parmi laquelle figuraient le président du CNOSF Denis Masseglia, mais aussi Bernard Lapasset,  président de l'International Rugby Board, mais surtout en l'espèce président du comité français du sport international, chargé du dossier, va tirer les enseignements de cette visite, y compris des éléments qui restent en suspens, et qui vont relancer certaines questions. Comme le coût par exemple. Du côté de la ministre comme de toutes les parties prenantes, attelées à déblayer le terrain, on veut prendre son temps, ne pas brûler les étapes, et surtout arriver avec le plus de certitudes possibles. Bernard Lapasset a mis en place 14 groupes de travail (impact économique,  sociétal et international) chargés de réfléchir à cette éventuelle candidature. Lesquelles rendront une synthèse à partir de laquelle un décision sera prise au plus tard en septembre 2015.

Lapasset n'ira pas au-delà de 2015

A ce propos, Lapasset a indiqué que, quoi qu'il advienne, après avoir piloté le projet, il ne dirigera pas le comité de candidature préférant que des personnalités plus jeunes s'y impliquent. "Il faut que ce soit quelqu’un d’autre qui représente le message qu’on va porter". D'ici là, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, pour mettre le maximum d'atouts du côté de Paris.

Christian Grégoire