JO France Bulgarie Rouzier
Le Français Antonin Rouzier face au contre bulgare | AFP - Nikolay Doychinov

La France n'a plus son destin entre ses mains

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L'équipe de France masculine de volley-ball s'est inclinée contre la Bulgarie 3 sets à 1 (25-19, 28-26, 25-23, 27-25), pour la deuxième rencontre du tournoi de qualification olympique, qui se déroule à Sofia. Avec cette défaite, la qualification de la France pour Londres s'est éloignée, les coéquipiers de Pierre Pujol n'ont plus leur destin entre leurs mains, une victoire bulgare dimanche contre l'Egypte éliminerait la France.

Le six de départ lancé par Philippe Blain a opposé une belle résistance aux  attaquants bulgares, emmenés par un grand Tsvetan Sokolov, idéalement servi  tout au long de la rencontre par le passeur Andreï Zhekov, totalement remis de  sa blessure à une cuisse. Dans une rencontre très équilibrée et une ambiance indescriptible, les  Bulgares ont su imposer leur expérience dans ce genre de rencontres décisives, avec leur attaquant vedette Mateï Kaziyski, précieux dans les moments clés en  fin de sets.

Inconstants contre l'Egypte vendredi, les Bleus ont réussi à se sublimer dans cette sorte de "finale" avant l'heure, mais ont manqué de présence dans  les fins des troisième et quatrième sets, sauvant toutefois cinq balles de match. La qualification pour Londres relève désormais pour les Français du  miracle: il leur faut tout d'abord battre le modeste Pakistan (43e équipe  mondiale, et qui n'a pas encore remporté un seul set), mais ensuite attendre une hypothétique victoire de l'Egypte contre la Bulgarie.

Philippe Blain (sélectionneur de l'équipe de France): "Malheureusement, on fait quelques fautes de trop aux moments  cruciaux. Earvin (Ngapeth) a été énorme en début de rencontre, mais il l'a un  peu payé physiquement sur la fin du match, en puisant dans ses réserves. Même  dans le quatrième set, on arrive à les accrocher. On est super triste, c'était  un rêve pour de nombreux joueurs de participer aux Jeux. Les Bulgares ont fait  parler leur expérience, ce qui a fait la différence".
 

Gilles Gaillard