Boris Diaw
Boris Diaw | DAVID LE DEODIC / AFP

La France bat le Belarus 84 à 64

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Après deux défaites face à l'Espagne et la Belgique, l'équipe de France, emmenée par un bon Tony Parker (17 points) a renoué avec la victoire, et la confiance, en disposant de la Biélorussie en match amical de préparation aux Jeux Olympiques de Londres, vendredi à Liévin (84-64).

ce succès permettra à la France d'aborder dans de meilleures dispositions son second  match face à l'Espagne, revanche bis de la finale du dernier Euro, dimanche au  Palais omnisports de Paris-Bercy, après une semaine bien tourmentée. Les Bleus avaient concédé en deux jours leurs deux premiers revers depuis  le début de la préparation. Ils avaient été corrigés mardi en Espagne (81-65)  par le champion d'Europe en titre, puis surpris jeudi par une Belgique pourtant  très diminuée (63-57). Les tracas n'étant jamais très loin, un blessé s'était ajouté à la longue  liste des absents avant ce match face au Bélarus. Ronny Turiaf, touché à une  hanche contre la Belgique, était en civil. Boris Diaw et Nicolas Batum étaient  aussi toujours hors service pour un problème d'assurance. Les Bleus ont toutefois compensé par une attitude bien plus volontaire que  la veille. Leur manque d'agressivité avait été flagrant, et il était avant tout  question de retrouver ce qui fait la base même de leur jeu. En bon chef de meute, Tony Parker a donné l'exemple. Plus en jambes que  lors de ses premières sorties, il a multiplié d'emblée les initiatives (8  points, 2 rebonds, 2 passes décisives en 8 minutes dans le premier quart-temps).
   
Séraphin déchaîné

Il fallait bien ça pour contenir des Bélarusses pas impressionnés le moins  du monde. Ceux-ci sont restés au contact pendant toute la première période,  grâce à un jeu épuré et collectif. Après dix bonnes premières minutes, les Français ont marqué le pas face à  la défense de zone bélarusse. En l'absence de Diaw pour jouer les fixations,  ils ont encore une fois peiné à faire circuler le ballon. Et leur adresse à trois points (seulement 30% à la pause) n'est pas venue à  leur secours. Quelques interceptions et un peu de jeu rapide leur ont cependant  permis de créer un petit écart (39-31) à la mi-temps. Mais les Bélarusses sont immédiatement revenus, contraignant Parker (17  points, 12 passes en 34 minutes au final) à sortir à nouveau du banc. Avec lui  et un Kévin Séraphin (16 points) déchaîné sous les panneaux, les Bleus sont  repartis de l'avant. Un nouveau panier de Ludovic Vaty, très intéressant à l'intérieur (11  points, 9 rebonds), même s'il ne sera pas aux Jeux si Ali Traoré revient dans  les temps, leur a donné 14 points d'avance à la fin du troisième quart-temps. La France est ensuite devenue intenable à trois points, avec Fabien Causeur  (14 points), Nando De Colo (13 points) et Yakhouba Diawara pour donner des  proportions un peu plus importantes au score.

Déclarations :

Fabien Causeur (ailier de  l'équipe de France): "C'était un match qu'il fallait bien entamer. On a eu du  mal à mettre notre jeu en place. Mais on a élevé notre niveau défensif en  deuxième mi-temps. Ca nous a donné du jeu rapide, et des espaces sur jeu placé.  C'est bon pour la confiance et pour la suite de la préparation. C'est toujours  bien pour le moral, mais ce n'est que le Belarus. Il y aura de meilleures  équipes aux JO. Il va falloir monter en pression. Ca va nous faire du bien  quand on aura tout le monde et qu'on pourra bosser ensemble. Ce soir, on a pris  plaisir à jouer ensemble. C'est important pour l'esprit de groupe. Tony  (Parker) c'est notre leader. Quand lui sera au top, l'équipe vivra mieux. Hier  (jeudi) il nous avait dit qu'il n'était pas en forme et qu'il allait redoubler  d'efforts pour être prêt. Ca a commencé aujourd'hui."

AFP