La flamme olympique de PyeongChang s'est éteinte
La flamme olympique de PyeongChang s'est éteinte | FRANCK FIFE / POOL / AFP

JO 2018 : La Corée achève ses Jeux sans fausse note

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Après les ratés de Sotchi il y a quatre ans, le Comité international olympique (CIO) attendait la Corée du Sud au tournant pour des Jeux sans polémique. Si PyeongChang n’avait pas le clinquant de quelques-unes de ses devancières, les premiers Jeux d’hiver organisés en Corée du Sud ont rempli leur mission.

Il y aura bien quelques esprits chafouins qui trouveront qu’organiser les épreuves alpines sur une montagne sur laquelle des éoliennes sont installées n’étaient pas l’idée du siècle. Mais si Eole s’est mêlé à la fête en première semaine faisant craindre pour le calendrier des compétitions de ski alpin, tout est bien qui finit bien puisque l’épreuve par équipes s’est tenue ce samedi, comme prévu. D’autres pointeront du doigt la faible affluence pendant ces mêmes épreuves alpines. Reste que le slalom et le Team Event ont bien redressé la barre faisant presque oublier les tribunes désespérément vides de la première semaine.

La folie aux patinoires

Passés les points négatifs, force est de constater que la Corée du Sud a livré des Jeux réussis. Il en fallait peu pour faire mieux que Sotchi mais du point de vue des infrastructures tout a été livré dans les temps. Les nouvelles patinoires (à l’exception de celle du curling) ont été des écrins magnifiques pour que les Coréens puissent suivre avec passion les sports de glace et notamment le short track véritable enjeu national ici. Rares sont les suiveurs à ne pas avoir été emportés par le tourbillon d’une soirée dans la flambant neuve Ice Arena de Gangneung sur le littoral à une heure de route de PyeongChang.

Le comité d’organisation coréen des Jeux Olympiques 2018 avait désigné PyeongChang pour désenclaver la région. Si on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait ici à quelques trois bonnes heures de route de la capitale Séoul, cette décision a au moins eu le mérite d’éviter les kilomètres d’embouteillages, à l'exception notable du week-end du nouvel an chinois en milieu de Jeux, aux suiveurs et spectateurs voulant se rendre sur les différents sites, comme ce fut parfois le cas à Rio (2016).

La Corée du Nord sans polémique

Bien que glissant, le sujet de la participation d’athlètes nord-coréens n’a pas lui non plus déclenché de polémique majeure. La curiosité des premiers jours a vite laissé place à un relatif anonymat sans doute salutaire pour tous ces athlètes à l’image du couple Tae Ok Ryom et Ju Sik Kim, 13e de leur épreuve en patinage artistique. Les supportrices si disciplinées présentes dans les travées des matches de l’équipe féminine réunifiée en hockey sur glace, finalement huitième et bonne dernière avec cinq défaites et deux buts marqués, ont finalement plus attiré l’attention. Ce qui était sans doute voulu par les deux régimes.

Christophe Gaudot @ChrisGaudot