JB.Grange
Jean-Baptiste Grange, comme nombre d'autres concurrents, est sorti lors de la 2e manche du slalom, d'une piste dont le tracé est très critiqué. | AFP-Alexander KLEIN

Kostelic, la cible des critiques

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Le Croate Ante Kostelic, le père du champion de ski Ivica, chargé de tracer la piste de slalom messieurs de Sotchi, était samedi soir la cible de vives critiques pour la manière dont il a défini celui de la seconde manche, certains skieurs demandant même qu'il lui soit interdit de dessiner un parcours à l'avenir. Plusieurs prétendants au titre, comme l'Allemand Felix Neureuther, le Suédois Andre Myhrer et les Français Jean-Baptiste Grange et Alexis Pinturault, ont été piégés par ce tracé peu orthodoxe, comme Kostelic a l'habitude de les dessiner.

"C'est limite un manque de fair-play de planter ce genre de courses sur ce genre de pistes", a souligné Ted Ligety, le champion olympique de géant, qui faisait partie du lot des prétendants piégés. "Ce sont les Jeux, tu veux montrer le meilleur côté de ton sport au reste  du monde mais je ne pense pas que ça soit le cas quand 12 des 30 meilleurs sortent de la piste", a ajouté l'Américain. Myhrer, qui pointait au 2e rang à l'issue de la première manche, a lui carrément traité le père Kostelic d'"idiot".

"C'est inadmissible de tracer ce type de manche déjà en Coupe du monde, et d'autant plus en seconde manche d'un slalom aux Jeux Olympiques. Cela n'a pas d'allure!", a fait valoir le chef de l'équipe de France messieurs, Gilles  Brenier, soulignant qu'il ne cherchait pas d'excuses aux sorties de piste de Grange  et Pinturault. "Tout bonnement, il faut interdire Ante Kostelic de tracer, a ajouté Brenier. Il faut prendre le taureau par les cornes. On en a déjà discuté entre chefs d'équipe, il faut qu'on intervienne au printemps pour qu'il ne soit plus traceur pour la Croatie."  "La philosophie n'est pas la bonne. On dirait qu'il y a 40 ans, on traçait comme cela. Il n'y a pas de vitesse, il n'y a rien", a déploré Brenier.

 "On est à haut niveau et on demande aux gars de freiner...", s'est désolé l'entraîneur français David Chastan."Heureusement qu'il n'y a rien à dire sur le podium", a-t-il précisé, jugeant que les trois meilleurs slalomeurs du monde étaient au rendez-vous.  

Christian Grégoire