Les JO 2016 se dérouleront à Rio
Les athlètes russes pourraient ne pas pouvoir s'aligner lors des JO 2016 à Rio | TARSO SARRAF / ESTADAO CONTEUDO / AGÊNCIA ESTADO

John Coates revient sur ses critiques

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Le vice-président du CIO, l'Australien John Coates, est revenu jeudi sur ses critiques virulentes de la préparation des jeux Olympiques de 2016 à Rio de Janeiro, estimant que la ville était capable de livrer des jeux "excellents" et que les "choses évoluaient dans la bonne direction".

"Dans la bonne direction"

"Je voudrais souligner, à la suite de mes déclarations sur les prochains jeux à Rio, que je crois toujours que le comité d'organisation de Rio et le peuple du Brésil sont bien sûr capables de livrer d'excellents jeux en 2016", a déclaré John Coates deux jours après avoir déclaré que la préparation de ces  jeux par Rio était la "pire" qu'il ait jamais vue. Il a expliqué s'être entretenu, après ses critiques initiales, avec le directeur exécutif du CIO, Gilbert Felli, en visite d'inspection à Rio la semaine dernière: "il m'a donné une mise à jour positive sur les progrès effectués, sur le soutien et la collaboration du comité d'organisation. Les délais sont le problème majeur, mais les choses évoluent dans la bonne direction".

"Rio 2016 (le comité d'organisation, ndlr) travaille sur les problèmes particuliers soulignés par les dix-sept fédérations internationales réunies en Turquie en avril au sujet des emplacements des évènements et sur l'évolution  générale du peojet", a-t-il ajouté. John Coates avait déclaré mardi que la préparation des jeux Olympiques de  2016 à Rio de Janeiro était "la pire" qu'il ait jamais constatée en près de 40  ans d'olympisme.

"Pire qu'à Athènes"

Le CIO est déjà venu à la rescousse de Rio en prenant des initiatives "sans précédent", notamment en envoyant des experts au sein du comité d'organisation local, avait-il rappelé, ajoutant que la situation était "pire qu'à Athènes".  La préparation des JO 2004 dans la capitale grecque avait accumulé les retards  dans le calendrier de construction des sites olympiques et des infrastructures  publiques. "A Athènes, nous avions pour interlocuteur un gouvernement et quelques responsables municipaux. Ici, il y en a trois, avait-il expliqué, citant "peu de coordination entre l'Etat fédéral, le gouvernement de l'Etat (de Rio) et la ville", ainsi que "des problèmes sociaux" et "un pays qui a aussi à gérer la Coupe du monde de football qui arrive" (12 juin-13 juillet 2014).

Des manifestations, souvent violentes, se sont multipliées ces derniers  mois à Rio, après celles qui avaient déjà envahi les rues lors de la Coupe des  Confédérations de football en juin dernier contre la hausse des prix des  transports, la corruption, les investissements publics engagés pour ces  compétitions sportives, et pour de meilleurs services publics (santé,  éducation). Des émeutes ont encore éclaté la semaine dernière dans une des favelas de  Rio, où la police intervenait massivement dans le cadre de la politique de  "pacification" lancée par les autorités dans ces quartiers pauvres sous  l'emprise des trafiquants de drogue.

AFP