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JO 2024 : un rapport alarmant sur les risques de surcoût

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Un rapport de l'Inspection générale des finances commandé par le gouvernement alerte sur des risques de "surcoûts importants" dans la construction des sites pour les Jeux olympiques de Paris-2024. Les JO de 2024 pourraient coûter jusqu'à 500 millions d'euros de plus que prévu, révèle ledit rapport, dont une version intermédiaire avait déjà fuité.

"De réels risques existent concernant à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants", indique le rapport. Le site aquatique et le village olympique, qui doivent être construits à Saint-Denis, ainsi que la zone du Bourget, qui doit accueillir le village des médias et les compétitions de volley, tir et badminton, sont évoqués dans cette note de l'Inspection générale des finances (IGF).

Un site aquatique qui patauge ?

Dans le détail, le site aquatique, qui doit accueillir les épreuves de natation, supporte le risque de voir sa facture de 130 millions d'euros doublée en raison de la multiplicité des acteurs et de certains élus d'en faire un site exceptionnel, résume le rapport. Les inspecteurs de l'État préconisent que la maîtrise d'ouvrage ne soit plus confiée à la Métropole du Grand Paris, dirigée par Patrick Ollier, mais à la Solideo, la société publique chargée de superviser les constructions olympiques.

Le site Volley-ball "anormalement coûteux"

Situé au Bourget, le site de volley-ball est jugé "anormalement coûteux" par la note d'alerte. Enfin, le village olympique, situé à cheval sur les communes de Saint-Denis, L'Ile-Saint-Denis et Saint-Ouen, pose difficulté en raison de la proximité d'une "zone archéologique", mais sa construction n'est pas remise en cause.

L'engagement ferme de Laura Flessel sur les délais et le budget

Le rapport définitif doit être remis prochainement aux ministres concernés, Laura Flessel (Sports) et Gérald Darmanin (Comptes publics). Il sera rendu public. Ce rapport "ne dit pas: "Vous allez dépasser le budget", mais "Voilà ce qu'il faut faire pour tenir le budget" justement", a indiqué Laura Flessel dans une déclaration transmise à l'AFP. "Nous allons engager un travail de concertation avec les élus locaux afin d'explorer les nombreuses solutions qui s'offrent à nous", explique-t-elle aussi, répétant "l'engagement ferme" de "tenir les délais et tenir les budgets".

Des élus de Seine-Saint-Denis contre un "projet au rabais"

Dix élus de Seine-Saint-Denis, ont exprimé vendredi leur refus d'un "projet au rabais" après la publication de ce rapport. "La Seine-Saint-Denis ne saurait être une variable d'ajustement d'un projet diminué fortement dans son ambition et son utilité", préviennent ces élus. Il rappellent par ailleurs s'être engagés dans "cette aventure précisément parce qu'elle doit permettre d'améliorer le cadre de vie et la situation sociale des habitants, bien au-delà des quelques semaines de l'événement olympique". Pour eux, "Remettre en cause ce principe équivaudrait à dénaturer le projet et remettre en cause leurs engagements". 

Un budget de 6,8 milliards d'euros

Le budget total des Jeux olympiques doit à ce stade s'élever à 6,8 milliards d'euros: 3,8 milliards pour leur organisation, financés par le CIO, les sponsors et la billetterie, ainsi que 3 milliards pour la construction des équipements, financés pour moitié par les acteurs publics (État et collectivités) et pour moitié par les investisseurs privés.
 

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