Fourneyron
Denis Masseglia, Bernard Lapasset et Valérie Fourneyron. | BERTRAND GUAY / AFP

JO 2024 : le compte à rebours a débuté

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Réunis ce vendredi au Stade Charléty, les représentants du mouvement sportif et de l’Etat ont présenté les grandes lignes d’un calendrier qui pourrait aboutir à une candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Ainsi, d’ici la fin de l’année, une étude d’opportunité et de faisabilité sera réalisée.

Les intentions sont claires. Cette fois-ci, pas question de se lancer dans la déposition d’une candidature aux Jeux Olympiques si la garantie d’un succès n’est pas établie. C’est dans cette optique que Denis Masseglia, président du comité national olympique et sportif français, Valérie Fourneyron, ministre des sports, et Bernard Lapasset, patron du comité français du sport international (CFSI), ont fait savoir qu’ils refusaient de partir « la fleur au fusil » comme ce fut le cas lors des précédentes campagnes (Paris 2012, Annecy 2018).

Un leitmotiv : l'unité

La présentation de cette potentielle candidature a fait ressortir un leitmotiv : l’unité. A tous les niveaux, ce mot d’ordre doit être de mise, y compris au niveau du calendrier. Le CFSI, dirigé par Lapasset, a exposé son tableau de marche. En mars, plusieurs groupes de travail chargés d’évaluer le contexte national et international ainsi que la faisabilité technique seront mis en place – en d’autres termes, il s’agira d’évaluer l’opportunité d’une candidature en termes économique, social, politique et de soutien populaire.

Ces groupes seront hybrides, composés de personnalités sportives, de l’Etat, des collectivités, de la société civile et du monde économique, et remettront leurs conclusions en octobre 2014 aux décisionnaires (CNOSF, Etat et collectivités territoriales), qui statueront alors sur l’opportunité ou non d’une candidature française. « Il faut absolument y associer le soutien populaire », insiste Lapasset.

"Diplomatie sportive"

Si les recommandations des experts vont dans le sens d’une candidature, le deuxième volet démarrera alors. Mais attention, « si les réflexions n’aboutissent pas sur un projet impactant durablement la société française et le sport international, il ne sera pas utile d’être candidats », a indiqué Valérie Fourneyron. La Ministre des Sports, qui souligne que le gouvernement « s’est mobilisé autour d’une diplomatie sportive », souhaite « construire ce projet avec une vision pour » la France.

Après cette phase de réflexion viendra le temps de lancer des campagnes destinées à fédérer le plus grand nombre de Français, une condition essentielle aux yeux du CIO. Ce n’est qu’à l’été 2015 que seront finalisés les détails du dossier pour un dépôt officiel de la candidature prévu pour septembre 2015. 

Victor Patenôtre