Fourneyron
Valérie Fourneyron. | ALEXANDER JOE / AFP

JO 2024-Fourneyron: "Il faut de l'envie"

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La ministre des Sports Valérie Fourneyron a indiqué dans un entretien accordé au Parisien paru ce jeudi qu'il restait encore "un peu d'études de faisabilité et d'opportunité à conduire", avant d'éventuellement présenter un dossier de candidature pour l'organisation des JO d'été de 2024. Consciente des échecs précédents, Mme Fourneyron estime qu'il faut avant tout "de l'envie, un projet" et que "c'est à cette condition qu'on gagnera".

Une décision au deuxième semestre 2014

Les deux précédents échecs ont laissé des traces. Après la désillusion de Paris-2012, et ce que la ministre qualifie "d'humiliation" pour Annecy-2018, l'heure est à la grande prudence, à l'humilité et à la sagesse même si la volonté politique est bien présente, l'heure est à la sagesse. "Ce n'est pas décidé", mais "on aspire à accueillir les JO" explique Mme Fourneyron en choisissant bien ses mots. Toutes les candidatures devant être déposées au siège du Comité International Olympique avant septembre 2015, la décision devra se prendre "au deuxième semestre 2014".

Vers une candidature

"Pour prendre une décision, il faut avoir construit une stratégie partagée et un projet pour la France", affirme la ministre des Sports qui insiste sur la nécessité "d'emmener avec nous la population, de créer une dynamique". Si les autorités politiques préfèrent jouer la carte de la  réflexion, il semble déjà que tous les jalons ont été posés en vue d'une candidature. Un Comité français du sport international (CFSI) a ainsi été créé avec les collectivités franciliennes avec l'objectif de déposer une candidature. Une réunion en présence de la ministre doit d'ailleurs se dérouler ce jeudi avec ce nouveau comité.

"Tester l'opinion"

"On sent que la stratégie est la bonne. On n'a jamais autant appris des échecs précédents", déclare Mme Fourneyron, qui veut avant toute chose, s'assurer de l'adhésion de la population. "On a encore besoin de tester l'opinion, de faire monter cette envie", a-t-elle insisté. "Il faut de l'envie, un projet. C'est à cette condition qu'on gagnera", a ajouté la ministre des sports.

Pas de consigne aux athlètes

Egalement interrogée par le Parisien sur les lois anti-gays en Russie, Mme Fourneyron a précisé que si un athlète français venait à manifester son soutien à la cause homosexuelle, il ne serait pas condamné, à condition que ce soit fait "dans le respect de la charte olympique". Cette dernière préconise, que tout athlète ne peut exprimer d'avis ou d'opinion politique dans l'enceinte des JO.

Romain Bonte