JO 2018/Dopage - la Fédération de hockey contre une interdiction de la Russie

JO 2018/Dopage - la Fédération de hockey contre une interdiction de la Russie

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La Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) s'est déclarée mardi opposée à une interdiction collective de l'équipe de Russie lors des prochains jeux Olympiques d'hiver à Pyeongchang alors que le tournoi masculin sera déjà privé des joueurs de la LNH. À l'issue d'une réunion de son conseil à Zurich, l'IIHF s'est déclarée "opposée à l'utilisation d'une sanction collective concernant les athlètes russes".

"Tous les athlètes propres, y compris ceux de Russie, doivent pouvoir représenter leur pays aux jeux Olympiques 2018 à Pyeongchang", a ajouté dans un communiqué la Fédération présidée par le Suisse René Fasel, membre du CIO. Cette prise de position intervient à une semaine d'une réunion cruciale de la commission exécutive du CIO qui doit se prononcer le 5 décembre sur la participation ou non de la Russie aux prochains jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang.

De plus, estime l'IIHF, "la façon dont le CIO cherche des mesures punitives envers la Russie met le hockey sur glace en danger. Le rôle de la Russie dans le développement et la croissance du hockey sur glace ne doit pas être sous-estimé", ajoute la Fédération internationale dans son communiqué. La Fédération tente ainsi de sauvegarder l'intérêt du tournoi olympique masculin de hockey sur glace qui sera privé des joueurs de la Ligue nord-américaine (LNH).

L'IIHF rappelle qu'elle a mis en place avec la Fédération russe et la Ligue russe (KHL) "un programme de contrôles antidopage qui a permis de contrôler près de 400 joueurs russes depuis décembre 2016". Face au risque de suspension collective de la Russie ou de voir certains Russes concourir sous drapeau neutre, la KHL a menacé de ne pas interrompre son championnat durant la quinzaine olympique, obligeant les joueurs sous contrat en KHL à renoncer aux Jeux.

La Russie s'expose à des sanctions plus lourdes en niant le système

Par ailleurs, Moscou a toujours réfuté la dimension institutionnelle du système de dopage révélé par l'enquête McLaren. Dans les deux volets de son enquête, sortis en 2016, l'avocat canadien missionné par l'Agence mondiale antidopage (AMA) a mis en lumière un système impliquant les rouages de l'Etat, notamment le ministère des sports russes, accusé d'avoir donné l'ordre de truquer les résultats de contrôles, ou les services secrets FSB, intervenus à l'occasion des jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en 2014 pour falsifier les échantillons.

Onze médailles sur les 33 remportées par la Russie à Sotchi

Revenant ensuite sur les attaques les plus virulentes de la Russie contre son rapport, McLaren a ajouté: "plus vous exprimez ce genre de déclarations pour nier, plus vous vous exposez à une série de sanctions plus fortes contre vous". La commission exécutive du Comité international olympique (CIO) doit décider la semaine prochaine si les athlètes russes sont autorisés à participer aux jeux Olympiques de Pyeongchang, qui auront lieu en février. Ces dernières semaines, le CIO a retiré onze médailles sur les 33 remportées par la Russie à Sotchi. Le président russe Vladimir Poutine avait suggéré en octobre que les accusations étaient orchestrées par les États-Unis pour nuire au déroulement de la présidentielle de mars 2018 en Russie.

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