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Vladimir Poutine ne digère pas vraiment l'exclusion des athlètes russes pour les JO de PyeongChang... | SERGEI KARPUKHIN / POOL / AFP

JO 2018 : Poutine juge "étrange" l'exclusion de certains sportifs russes

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Vladimir Poutine a jugé mercredi "étrange" l'exclusion de certains sportifs russes des JO 2018 en raison du scandale de dopage frappant la Russie alors qu'ils n'avaient pas été impliqués personnellement, réclamant une "discussion substantielle" avec les instances olympiques internationales. "Nous allons soutenir nos sportifs qui ne peuvent pas se rendre aux jeux Olympiques. Pour nous, certaines choses sont étranges sur ce sujet", a déclaré le président russe lors d'une rencontre avec les sportifs admis à concourir à Pyeongchang sous bannière olympique retransmise à la télévision.

Vladimir Poutine a présenté mercredi ses excuses aux sportifs russes pour n'avoir pas su les "protéger" des retombées du scandale de dopage frappant leur pays, réclamant des explications aux instances olympiques pour leur décision "étrange" d'exclure certains athlètes des JO 2018. "C'est deux fois plus difficile (de participer aux JO) lorsque le sport se mêle à des événements (...) qui lui sont étrangers, avec la politique ou autre chose", a regretté le président russe lors d'un discours devant les sportifs considérés "propres" par le Comité international olympique (CIO) et autorisés à concourir sous bannière neutre aux JO d'Hiver.

"Pardonnez-nous"

"Cela crée des conditions très difficiles pour atteindre un résultat", a-t-il reconnu. "Pardonnez-nous de ne pas avoir pu vous protéger de cela", a déclaré le président russe, peu coutumier des mea culpa. Engluée dans un vaste scandale de dopage institutionnalisé dans le sport entre 2011 et 2015, et notamment lors des JO-2014 de Sotchi, la Russie a été suspendue le 5 décembre des jeux Olympiques de Pyeongchang (9 au 25 février) en Corée du Sud.

L'instance suprême de l'olympisme a toutefois laissé la porte ouverte aux sportifs russes "propres", autorisés à participer sous bannière olympique et l'appellation "athlète olympique de Russie". Un panel dirigé par l'ancienne ministre française des Sports, Valérie Fourneyron, a autorisé 169 sportifs à concourir, excluant certains athlètes de premier plan, comme la légende du short-track Viktor Ahn, qui n'avaient pourtant pas été testés positifs.

"Que sommes-nous en train de combattre ?"

Promettant de "soutenir (les) sportifs qui ne peuvent pas se rendre aux jeux Olympiques", Vladimir Poutine a souligné que "certaines choses sont étranges" concernant les exclusions de certains athlètes. "La question se pose : que sommes-nous en train de combattre : le dopage, ou quelque chose d'autre ? Nous aimerions le savoir", a-t-il déclaré. "Nous espérons que nous aurons une discussion substantielle avec nos collègues des organisations internationales (antidopage) et que nous pourrons le découvrir".
 

AFP