Martin Fourcade heureux comme un gosse avec l'équipe de France derrière lui
Martin Fourcade heureux comme un gosse avec l'équipe de France derrière lui | JULIEN CROSNIER / DPPI Media / DPPI

JO 2018 - Champions ou inconnus, ils craquent tous pour Martin Fourcade !

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Passionnés depuis toujours, depuis hier, mais aussi skieurs de l’équipe de France, tous étaient là pour assister au sacre de Martin Fourcade. Au terme d’une course folle d’intensité, le désormais quadruple champion olympique a rempli de joie les coeurs de l’imposant clan français.

De notre envoyé spécial à PyeongChang

C’est pas trop grave ?”. Nathalie Péchalat, double médaillée de bronze aux Championnats du monde en danse sur glace, ne semble pas être une habituée du biathlon. Après la faute de Martin Fourcade sur le premier tir, la Française a immédiatement questionné son voisin pour mesurer les chances de victoire du champion français. Membre du groupe de supporter “France biathlon”, celui-ci savait que sur la poursuite Fourcade avait déjà commis la même erreur, ce qui ne l’avait pas empêché de remporter sa première médaille d’or à PyeongChang.

Worley, Grange et Lizeroux au soutien

Parmi ces habitués présents, et bruyants, à chaque course pendant ces Jeux Olympiques s’étaient cette fois mêlées des têtes un peu plus connues. Tessa Worley, Jean-Baptiste Grange, Julien Lizeroux ou encore Victor Muffat-Jeandet et d’autres, ils ont profité du redoux sur PyeongChang pour venir encourager les biathlètes. Christophe, lui, se fait remarquer avec sa trompette qui lui permet d’entonner les premières notes de La Marseillaise à chaque passage d’un Tricolore devant la tribune. L’histoire ne dit pas si Martin Fourcade les a entendues ces notes mais tour après tour, le Catalan a récité ses gammes. Sans se presser, étape par étape, il est revenu. Jusqu’à offrir un final d’anthologie.

Pour qui connaît la Coupe du monde de biathlon, voir les colonies de Français côtoyer celles des Allemands ou des Norvégiens est banal. Pour ceux qui arpentent l’Europe de décembre à mars, il est aussi primordial de s’affronter sur la piste que de s’amuser dans les gradins. Quand Martin Fourcade et Simon Schempp sont sortis ensemble de l'ultime tir, Allemands et Français se sont tombés dans les bras. Et Christophe, éternel pessimiste, misait plus facilement sur le voisin. Jocelyn, venu voir 14 épreuves à Sotchi avec son ami Maxime, a lui aussi eu peur quand Schempp a “déboulé sur la droite de Fourcade” pendant le sprint. Insuffisant, c’est bien Fourcade qui s’impose et qui devient le Français le plus titré aux Jeux d’hiver, devant Jean-Claude Killy.

Worley: "Martin, c'est notre champion"

Passé les félicitations des supporters allemands, le clan français a accouru proche de la ligne. Dominique, membre du club France biathlon, refait la semaine. Elle repense à l’individuelle, quand Martin Fourcade avait laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras. “C’est quand même un sacré champion. Il a un tel mental…”, lâche-t-elle. On lui signale que la victoire s’est joué à quelques millimètres. “Les mêmes qui ont manqué sur le dernier tir de l’individuelle”, réplique-t-elle. Au milieu de ces effusions de joie, les skieurs de l’équipe de France sont heureux pour Martin Fourcade mais calment leurs ardeurs.

La “puce”, Tessa Worley, à qui on rappelle qu'elle a encore une course à jouer, répond que "c'est la fête, Martin c'est notre champion". Elle est montée sur une chaise pour voir le quadruple champion olympique grimper sur le podium. Julien Lizeroux, la rejoint et attrape le téléphone de Dominique qui tentait tant bien que mal d’immortaliser le moment. “Je t’ai fait une vidéo”, lui glisse-t-il en descendant. Une vidéo pour l’histoire. Point final d’une soirée hors du temps pendant laquelle Martin Fourcade a rendu heureux une foule dont l'unique point commun était leur admiration totale pour ce champion extraordinaire.

Christophe Gaudot @ChrisGaudot