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JO 2018: Les 15 Russes blanchis ne seront pas invités à PyeongChang

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Le Comité international olympique (CIO) a repoussé lundi sans ménagement les 15 Russes blanchis par le TAS de leur suspension à vie pour dopage: ils ne seront pas invités aux Jeux d'hiver 2018 de PyeongChang, qui débutent vendredi. Par cette décision, le CIO met aussi un point d'honneur à garder son indépendance vis-à-vis du Tribunal arbitral du Sport, dont la décision jeudi dernier a suscité surprise et déception chez Thomas Bach, le président de l'instance olympique.

Pour le moment - et sauf surprise ce chiffre ne devrait plus bouger - 169 sportifs russes sont donc officiellement invités aux JO et seront présents à PyeongChang. 169 sportifs qui ont été choisis après scrupuleuse analyse de leur comportement passé et présent, qui se devait d'être le plus éloigné possible de celui ayant amené à la suspension de leur pays pour dopage institutionnalisé.

A l'unanimité

La décision du TAS, la semaine passée, de blanchir 15 Russes cités dans les rapports McLaren ou Oswald -  à l'origine de la mise au ban olympique de la Russie pour dopage - avait toutefois ouvert une période de flottement, où personne ne savait plus très bien qui, des Russes propres, des anciens dopés, des suspects, auraient le droit de concourir en Corée du Sud. a décision du CIO a le mérite de la clarté.

"Bien que le panel de révision des invitations ait pris note de la décision du TAS, il a aussi noté que les décisions raisonnées (l'argumentaire, ndlr) ayant amené à cette décision n'avaient pas été rendues publiques", développe le CIO dans un communiqué. "Le panel souligne que son rôle n'est pas de prouver qu'il y eu violation des règlements antidopage (ADRV), mais de confirmer que les sportifs peuvent être considérés comme propres et peuvent candidater à recevoir une invitation en tant qu'Athlète olympique de Russie (OAR) pour les jeux Olympiques d'hiver 2018 de PyeongChang", précise encore le texte.

"Le panel, à l'unanimité, a recommandé au CIO de ne pas étendre les invitations aux JO (...) à ces 15 personnes, demandées par le Comité olympique russe (ROC) (lui-même) suspendu". Ces 13 sportifs en activité et 2 entraîneurs resteront donc loin de PyeongChang.

Divergence CIO/TAS

Au passage, le CIO entérine aussi ses divergences du vues avec le TAS. "Nous n'aurions jamais imaginé pareille décision", avait ainsi tonné dimanche Thomas Bach, président du CIO, à cinq jours de l'ouverture des Jeux. "Cette décision montre que le TAS doit réformer sa structure", avait même ajouté M. Bach. Un discours tranché auquel le TAS avait répondu par voix de communiqué ce lundi.

"Les sportifs doivent avoir confiance dans la procédure judiciaire à tous les niveaux, en particulier devant le TAS", écrivait ainsi John Coates, président du conseil du TAS. "Les décisions raisonnées concernant ces cas sont hautement importantes (...) nous espérons leur publication le plus vite possible", ajoute-t-il. C'était avant que le CIO ne rende son verdict, coupant donc l'herbe sous le pied au TAS.
 

AFP