Adrien Théaux
Le descendeur français Adrien Théaux | AFP - OLIVIER MORIN

JO 2018 - Adrien Théaux : "Ne pas perdre trop d'énergie"

Publié le , modifié le

Après l'annulation de la descente olympique et son report de dimanche à jeudi, Adrien Théaux, le leader français de la discipline, explique que les descendeurs, "habitués" à de tels imprévus, vont s'entraîner, jouer au tennis-ballon et "probalement aller au Village olympique", afin de "s'aérer l'esprit" sans pour autant "perdre trop d'énergie".

Un report de quatre jours, comment allez-vous tuer le temps ? 
AT: "On va aller s'entraîner, pas aujourd'hui (dimanche) car tout est fermé. Certains skieurs, ceux du combiné prévu mardi, sont tout de même partis faire du slalom. On va s'occuper, faire un peu de musculation et de préparation physique. Demain (lundi), si on ne peut pas skier, on ira au Village olympique et peut-être essayer de voir quelques épreuves pour ne pas rester planté ici car on est très bien, juste à côté de la piste, mais il n'y a rien autour de l'hôtel."

On dit que vous êtes habitués à de tels reports mais à quel point ?
AT: "On savait que ça pouvait être reporté, on avait été avertis dès jeudi. Normalement on est plus habitués à des reports d'heure en heure ou d'un jour à l'autre. Quatre jours, ça nous est déjà arrivé aux JO à Vancouver (2010). Nous les descendeurs on est patients, encore plus ici, même s'il y en a certains que ça va peut-être énerver. Il faut s'aérer la tête, ne pas rester dans sa course trop longtemps et ne pas perdre trop d'énergie."

Vous avez prévu quelque chose avec les descendeurs d'autres pays ?
AT "On va peut-être faire un peu de tennis ballon, on est assez fans en équipe de France comme les Allemands et les Canadiens, donc peut-être un petit tournoi avec eux.

On se souvient de Nagano (1998) où les nombreux reports avaient profité au Français Jean-Luc Crétier, qui avait décroché un or inattendu. Cela donne des idées ?
AT: "Bien sûr, mais c'était à Nagano, il y a 20 ans. Les conditions ne sont pas les mêmes. En tout cas, on donnera le meilleur de nous-même. C'est clair que si les conditions peuvent nous aider, tant mieux, mais normalement ce devrait faire une course régulière".

Il y a eu quelques critiques car certains trouvent cette piste dénuée de difficultés...
AT: "Je n'ai pas entendu beaucoup de critiques ces derniers jours, de toute façon il faut faire avec. Il est clair que ce n'est pas la plus dure du circuit, mais elle n'est pas simple. Elle m'inspire dans le sens où il faut être très fin et jouer avec beaucoup de souplesse, et tout de même l'attaquer, donc il faut trouver le juste milieu. Cela peut avantager les Américains et les Scandinaves, habitués à ce genre de neige. Mais l'important sera de ne pas faire de faute, ce serait rédhibitoire."
 

AFP