Le logo des Jeux devant le Village Olympique
Le logo des Jeux devant le Village Olympique | YASUYOSHI CHIBA / AFP

JO 2016 - La délégation australienne refuse de s'installer au Village Olympique

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Le Village Olympique de Rio devait officiellement ouvrir ses portes à la mi-journée dimanche, jour où le dispositif sécuritaire des JO 2016 a été mis en place, avec déjà une anicroche : le boycott de l'Australie.

La délégation australienne a jeté un pavé dans la mare du Village dimanche en décidant de ne pas s'installer dans son bâtiment, déjà paré de ses couleurs, en raison de "plusieurs problèmes, comme le gaz, l'électricité et la plomberie", a annoncé la chef de la délégation australienne, Kitty Chiller dans un communiqué. Des "toilettes bloquées", "des tuyaux percés", "de l'eau qui coule du plafond et fait des flaques près de câbles et fils" et une "grande saleté": bref, les finitions n'ont pas été finies... Et lors d'un test samedi soir, "de l'eau a coulé le long des murs, il y avait une forte odeur de gaz dans certains appartements et un court-circuit électrique", détaille la délégation australienne. Kitty Chiller assure que les délégations britannique, néo-zélandaises et d'autres ont connu les mêmes problèmes.

10 000 sportifs dès ce dimanche

A moins de deux semaines de la cérémonie d'ouverture du 5 août dans le mythique stade Maracana, le lotissement construit ad hoc dans le pôle olympique de Barra da Tijuca, QG des JO à l'ouest de Rio, doit pourtant commencer à accueillir progressivement plus de 10 000 sportifs dès ce dimanche. Une partie de la délégation brésilienne devait ainsi y prendre ses quartiers dès le premier jour. Les représentants de neuf disciplines devaient s'installer dans leur bâtiment, tout au bout de la résidence. Ce sont au total 207 délégations, dont celle composée pour la première fois de réfugiés, qui devaient venir se loger dans les 31 immeubles entourés de verdure. Devaient, car la venue des athlètes russes est désormais soumise aux fédérations internationales, comme en a décidé dimanche le Comité international olympique (CIO), dans le cadre d'un scandale de dopage à grande échelle et après l'appel à l'exclusion formulé par l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Au total, près de 18 000 personnes doivent investir le Village, assistées au quotidien par quelque 13 000 employés et volontaires.

Quadrillage sécuritaire

Le Village sera également sous haute surveillance : l'arrestation jeudi d'une cellule d'une dizaine de personnes projetant un attentat pendant les Jeux cariocas, conjuguée à la série d'actes terroristes ces dernières semaines (Istanbul, Nice, Kaboul...), a fait ressurgir le spectre de Munich 1972, quand un commando palestinien avait pris en otage des Israéliens et en avaient tué onze.

C'est ce dimanche que le dispositif de sécurité autour des Jeux se déploie à plein : 85 000 membres des forces de sécurité - 47 000 policiers et 38 000 militaires - seront mobilisés pour assurer la sécurité à Rio et dans les autres villes où se dérouleront des matches de football (Manaus, Sao Paulo, Salvador, Belo Horizonte et Brasilia). A Rio même, ils seront plus de 50 000 militaires et policiers déployés pour protéger principalement les sites sportifs, les points touristiques et les axes de transports. "Nous avons fait réviser toutes les procédures", avait précisé jeudi le ministre de la Défense, Raul Jungmann, une semaine après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts le 14 juillet et qui a poussé le gouvernement brésilien à "hausser d'un cran" son dispositif sécuritaire prévu pour les Jeux, avec notamment un renforcement des contrôles et filtrages.

AFP