Jeux Olympiques : Parker et Riner inaugurent le lancement du Club Paris 2024

Publié le , modifié le

De notre envoyé·e spécial·e Théo Gicquel
Tony Parker, Tony Estanguet et Teddy Riner lors du lancement du Club Paris 2024.
Tony Parker, Tony Estanguet et Teddy Riner lors du lancement du Club Paris 2024. | DR / Francetv sport

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

A quatre ans jour pour jour de Paris 2024, le comité d’organisation lançait dimanche le "Club Paris 2024", qui permet à tous d'affronter les plus grands champions français. Pour la première étape, un tournoi de basket 3x3 était organisé à Paris en présence de Tony Parker et Teddy Riner, ambassadeurs du projet, entouré de noms connus et moins connus venus les défier.

Les badauds venus flâner le long du Canal Saint-Martin, dans le 10e arrondissement de Paris, s’arrêtent, interrogatifs, devant ces bâches et ces hommes en noir qui entourent le playground du square de Jemmapes. La file d’attente de grands échalas et adolescents en short et chaussures de basket donnent des indices. Il se prépare un événement ce dimanche 26 juillet. Puis soudain, aux alentours de 16h, le voilà. Il descend vers le terrain de basket, accompagné d'acclamations mais surtout de Tony Estanguet, président du Comité d’organisation de Paris 2024. "Il", c’est Tony Parker, maillot et masque noir. Ambassadeur de Paris 2024, l’enfant chéri du basket français est venu marquer de son sceau le lancement du Club Paris 2024 dans un tournoi de basket 3x3, à quatre ans, jour pour jour du début des Jeux.

Récemment lancé à l'initiative du triple champion olympique de canoë, ce club a pour but de permettre à tous de défier, le temps d’une après-midi, des champions comme Parker. "Le Club Paris 2024 est ouvert à tous, ce n’est pas que pour les champions ou les sportifs de haut niveau. Si on aime le sport et les Jeux, on est le bienvenu. On a sélectionné des Français, pas forcément les plus aguerris, mais qui rêvaient de rencontrer leur idole.", explique Tony Estanguet, qui a reçu plus de 3000 demandes d'inscription en 3 jours pour seulement 60 élus.

Tony Parker à l'échauffement lors du lancement du Club Paris 2024.
Tony Parker à l'échauffement lors du lancement du Club Paris 2024. © DR / Francetv sport

La Team Parker invaincue

Quelques minutes d’introduction, et Tony Parker dévoile son équipe : son frère Pierre Parker, les internationaux Edwin Jackson et Helena Ciak, et un invité surprise qui s’est (presque) fait attendre : un certain Teddy Riner. Face à 20 équipes aux profils variés, la team Parker a enchaîné les victoires. L’équipe du freestyleur Brisco et de l’humoriste Pierre Croce n’a pas pu lutter longtemps, au contraire de celle de l’équipe de France de basket 3x3, qui a réveillé l’instinct guerrier de TP. "Quand il y a eu l'équipe de France de 3x3, le niveau est monté d’un cran. L’esprit de compétiteur est revenu vite ! J’avais dit à Tony (Estanguet) qu’on terminerait invaincu, et on a terminé invaincu ! (rires).", raconte le quadruple champion NBA à la sortie d'un match volcanique, bien alimenté par les deux speakers ayant chacun pris parti pour une des équipes. "Ils ne voulaient pas perdre, il fallait être prêt dès le départ, répondre présent. Malheureusement on a été un peu court ! Mais c’est un super événement.", précise Rémi Dibo, membre de l’équipe de France de basket 3x3.

Parmi les joueurs de haut niveau invités, on retrouvait notamment la star de l'ASVEL Marine Johannès ou Etienne Ca, joueur à Antibes en Pro B. "C’était très court. Ce n'était pas vraiment du basket, plus de l’exhibition, mais c’est marrant quand même !", soutient celui qui avait déjà affronté Parker dans le passé. Pour alterner les niveaux et faire souffler la team du champion, l’organisation a permis à des équipes de visiteurs de tous niveaux de venir affronter Parker, qui a pu mesurer que sa cote d’amour n’avait pas baissé depuis sa retraite. "C’était juste incroyable. Tony c’est une légende du basket, il est très important : il a un club, on peut suivre son parcours, raconte Henda 18 ans qui évolue en N3 à Chantonnay. C’est vraiment quelque chose d’unique. Je n’étais pas du tout stressé, on vient en détente et on s’amuse. Si on marque un point c’est bien, sinon tant pis !", conclut-elle. 

Riner se prend au jeu

Teddy Riner, a lui fait parler sa puissance malgré un style de tir douteux mais néanmoins efficace. "Teddy a été très bon, très volontaire, il a mis 2-3 panier sympas. Franchement, il a donné beaucoup d’énergie et je le remercie d’avoir accepté mon invitation.", se félicitait Parker après la rencontre. "La seule condition pour que je participe, c’était de jouer avec Tony. On a remporté le tournoi, je suis très content. Mon niveau de jeu est en perpétuelle progression, et je donne rendez-vous en 2024, peut-être sur un Jeux Olympiques des vétérans, souligne le judoka en souriant. Maintenant, il faut que ça continue, que le Club continue jusqu’aux Jeux pour exploser. "

Dans une période sanitaire où le masque était obligatoire pour tous sauf sur le terrain, ce lancement a aussi permis de rassembler la famille du basket français avec un horizon à long terme. Sans public, l'événement y a forcément perdu en chaleur humaine et en intensité, mais la proximité des champions avec les joueurs a permis de créer un lien direct et des échanges plus abordables. "C’est une grande satisfaction, c'est officiellement parti ! A Paris 2024, le but est d’aller au cœur de la ville, de faire des épreuves accessibles au plus grand nombre. Cette culture du basket 3x3, très urbain, c’était une volonté de le mettre en avant car il sera aux Jeux.", confie Tony Estanguet, rejoint par Parker. "C’était un événement super sympa, on a passé un bon moment. Je pense que l’idée de créer le club pour rapprocher tous les Français, sportifs ou non, pour passer un moment avec nous, est innovante. " Prochaine étape dans les bassins : défier Florent Manaudou le 6 août prochain à Marseille.

à voir aussi A quatre ans de Paris 2024, où en est l'avancement de l'organisation des Jeux ? A quatre ans de Paris 2024, où en est l'avancement de l'organisation des Jeux ?
De notre envoyé·e spécial·e Théo Gicquel @theoogicquel