Histoire de gros sous entre Comité olympique américain et CIO

Histoire de gros sous entre Comité olympique américain et CIO

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Le Comité international olympique reverse une partie des revenus générés durant les Jeux aux différents comités olympiques. Les Etats-Unis s'octroient une belle part du gâteau, mais cette tradition est contestée d'où des négociations serrées avec le Comité olympique américain.

Le président du Comité olympique américain (USOC) a fait état dimanche de "progrès" dans les négociations avec le Comité international olympique (CIO) concernant l'épineuse question du partage des revenus entre les deux institutions. "Je peux vous dire que nous continuons à faire des progrès, nous n'avons  jamais fait marche arrière dans nos discussions", a indiqué Larry Probst à Dallas, dans le cadre de la traditionnelle rencontre pré-olympique entre les  athlètes américains et les médias, organisée par l'USOC.

Un avantage substantiel pour les Etats-Unis

Selon Probst, les parties se sont mises d'accord pour que la teneur des discussions ne filtre pas. Selon l'accord actuel, signé dans les années 80 et valable jusqu'en 2020, l'USOC perçoit 12,75% des droits TV des jeux Olympiques générés aux Etats-Unis et 20% des revenus marketing globaux, soit autant que tous les autres comités nationaux olympiques réunis. Cet avantage, négocié à l'époque où les parraineurs et les chaînes de télévision américaines engendraient la quasi-totalité de la richesse olympique, a été remis en cause en mars 2009.

Des négociations compliquées

Le CIO veut revoir ces chiffres à la baisse mais l'USOC s'inquiète de l'impact sur le financement du mouvement olympique et des athlètes américains. "C'est une tâche compliquée, c'est pour cela que ces négociations sont dans  leur 16e ou 17e mois", a indiqué M. Probst. Les dirigeants olympiques américains estiment que ce problème a en partie contribué à l'échec des dernières candidatures américaines à l'organisation des  jeux Olympiques, notamment celle en 2009 de Chicago pour les Jeux d'été 2016.
 

AFP