Les Bleues en finale des JO
Les Bleues en finale des JO | Matthias Schrader/AP/SIPA

Handball (F) : les Bleues, phœnix en finale

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L’équipe de France féminine de handball s’est imposée en demi-finale de son tournoi contre les Pays-Bas, 24 à 23 ce jeudi, après 16 années de disette olympique. Une renaissance pour l’équipe d’Olivier Krumbholz, avant une finale samedi contre le vainqueur de la rencontre entre la Norvège et la Russie.

Au coup de sifflet final, l’ambiance était au soulagement dans le camp français. "Enfin ! Ça fait du bien. Je suis très content pour les filles. Elles le méritent", a lancé Olivier Krumbholz, l’entraîneur des Bleues. "Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point je suis heureuse et soulagée", a renchéri Laura Glauser, la 2e gardienne française, auteure d’une fin de match ahurissante, sauvant une balle d’égalisation des Hollandaises à quelques secondes de la fin.

De désillusion en désillusion

Les handballeuses tricolores reviennent de loin. Elles sont allées de désillusion en désillusion à chaque tournoi olympique depuis 2000. On se souvient d’une image terrible, après leur quart de finale perdu face au Monténégro pendant les JO de 2012 à Londres, alors qu’elles avaient le match en main. D’un seul mouvement, elles s’effondraient, les larmes aux yeux, ravagées par le sentiment d’avoir une nouvelle fois joué de malchance. Katarina Bulatovic, l’arrière monténégrine venait de transformer le penalty de la victoire à une petite seconde de la fin pour s’imposer 23 à 22. "Je commence à penser qu’on est maudites en quart des JO", soufflait alors Alexandra Lacrabère dans un sanglot, l’arrière droit de l’équipe de France.

"On est revenues des ténèbres"

Car avant Londres, il y avait eu Pékin en 2008 et cette défaite après de cruelles prolongations contre la Russie en quart de finale, là encore. Comme 4 ans plus tôt à Athènes contre la Corée du Sud où elles s’étaient inclinées d’un petit but, ou face au Danemark à Sydney pour leur première compétition olympique (28-26).


Il leur a donc fallu 16 ans pour aller chercher cette médaille, comme la fin d’une malédiction : "on est revenues des ténèbres", lance Béatrice Edwige, pivot de l’équipe de France. "Certains nous ont fait confiance. D’autres beaucoup moins. On va aller chercher l’or mais on n’oubliera pas les critiques", poursuit-elle. Quand on leur demande ce qui peut expliquer cette médaille, ce qui fait qu’enfin elles sont parvenues à se hisser en finale, elles parlent du "travail accompli", "du groupe qui s’entend bien". "On s’est dit les choses, les yeux dans les yeux. On savait qu’on pouvait y arriver. Aujourd’hui, on tient notre revanche", martèle Laurisa Landre.

Boris Courret