Céline Goberville
La joie de Céline Goberville, nouvelle vice-championne de tir | AFP - MARWAN NAAMANI

Goberville a tiré l'argent olympique

Publié le , modifié le

Céline Goberville a remporté la médaille d'argent lors de la finale du pistolet à 10 mètres. La championne d'Europe en titre a décroché la première médaille de la délégation française aux Jeux olympiques de Londres.

Comme en 2008 à Pékin, la première médaille français est venue d'une épreuve du tir. Seule point commun, la médaille est apportée par une jeune femme, pas à l'arc comme le bronze Bérengère Schuh en 2008 mais bien en argent au tir au pistolet. "C'est un grand bonheur. Cette médaille est assez inattendue même si j'avais fait une belle saison", a déclaré la toute nouvelle vice-championne olympique. Troisième après cinq tirs, Céline Goberville a gravi une marche après le 6e tir avant de prendre la tête de la finale au 7e tir. En tête avec 8 dixièmes d'avance au 8e tir puis avec 5 dixième d'avance 9e tir, la Française a manqué son dernier tir (8.8) pour échouer à la deuxième place. 

"Bien géré le dernier plomb"

A égalité de points (486.6), Goberville est passé par un play-off avec l'Ukrainienne Olena Kostevych. "J'ai réussi à bien gérer ce dernier plomb", a-t-elle reconnu. En effet, elle a réalisé un 10,6 pour décrocher l'argent derrière la Chinoise Guo Wenjun (488.1 points), déjà championne olympique en 2008. Le matin en qualification, Goberville avait fait naître des espoirs de médaille en se classant troisième avec un total de 387  points, à égalité de points avec l'Ukrainienne Olena Kostevych, 2e, et à un  point de la Chinoise Guo Wenjun, 1re, les deux dernières championnes olympique. 

"Toute ma famille fait du tir. Ma soeur est en équipe de France, mes  parents y étaient aussi. Je suis née dans le milieu et j'ai été éduquée par des  parents qui ont connu le haut niveau. C'est en grande partie grâce à eux que  j'ai une médaille aujourd'hui", a-t-elle expliqué.

Le plomb d'argent de Goberville

Voir la video

Une famille de tireur

Voir la video

Entraînée par son père, Daniel, lui-même plusieurs fois champion de France de tir, le jeune Picarde de 25 ans, 6e mondiale, a confirmé les espoirs d'une saison réussie avec un titre européen en 2011 à Brescia en Italie et des podiums de Coupe du monde après un titre de championnat du monde universitaire à 25m en 2010. Ces résultats sont le fruits d'une intensification des entraînements quotidiens. Aujourd'hui, elle s'entraîne une douzaine d'heures par semaine, divisées en  cinq ou six séances. Mais comme "on ne peut pas vivre du tir", Céline,  titulaire du bac S, prépare en même temps un diplôme de monitrice d'équitation, un métier qu'elle exerce aujourd'hui avec des poneys. Malgré la déception d'être passée à un tir de l'or olympique, la Française savoure donc sa médaille: "je ne regrette vraiment pas. Je suis contente de cette médaille. Je la garde autour du cou". Pour toujours. 

 

 

Mathieu Baratas