Florent Manaudou
Florent Manaudou | AFP

Florent Manaudou: "Encore loin du 50 m parfait"

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Le petit frère de Laure se réjouit de pouvoir participer aux JO en sa compagnie. Il espère se mettre en évidence à Londres même s'il estime que la concurrence est relevée sur la ligne droite. Il s'est confié à nous sur différents thèmes. Instructif.

Laure
"Participer aux Jeux avec Laure, c'était un rêve. On y pensait depuis 2004. On a tous les deux bossé très dur pour y arriver. Elle a fait un beau come-back. C'est important d'avoir quelqu'un de proche au quotidien qui a déjà vécu quelque chose. A Dunkerque, elle avait un an et demi d'entraînement derrière elle. Elle en aura deux à Londres et peut donc espérer faire son meilleur temps".

L'entraînement
"Après Dunkerque, ça a été compliqué de se remettre dedans. Il y a eu quelques jours difficiles. Mais on a fait du bon boulot, du travail spécifique et une dernière compétition à l'Open EDF. J'apprends tout le temps des choses nouvelles. Je n'aurai pas d'objectif de temps à Londres. Il faudra nager le plus vite possible et on verra".

Le 50 m
"C'était seulement ma première année de 50 m libre. J'ai appris énormément depuis mars. La première semaine va être longue avant le début des séries mais ça va faire une semaine d'entraînement supplémentaire. Sur 50 m, on sait qu'on ne va pas avoir mal mais qu'il ne faut rien louper du début à la fin. C'est super compliqué. Il me reste encore pas mal de choses à appréhender pour sortir un 50 m parfait. C'est une course de précision qui se joue sur des détails".

Son statut
"J'ai un statut de jeune outsider. C'est bien. Si je ne fais rien, ce n'est pas grave; si je fais un truc, c'est une énorme surprise. Je ne suis pas dans la position de Camille (Lacourt) et ma sœur".

Les JO
"Je ne sais pas grand-chose de ce qui va se passer. On m'a simplement mis en garde contre la nourriture. J'ai tendance à grossir un peu quand je mange. Je suis dans le groupe "danger". On en a parlé avec le staff, je dois faire gaffe. Sinon, il ne faudra pas se disperser par rapport au gigantisme des Jeux. Ne pas s'éparpiller, rester concentré sur l'objectif. Même si l'excitation est présente".

La concurrence
"Anthony Ervin, j'avais 9 ans quand il a été sacré champion olympique sur 50 m en 2000 à Sydney. Jones sera aussi un gros concurrent. J'étais même surpris qu'il soit devant aux sélections américaines. Ils reviennent tous deux de loin, ce seront deux beaux adversaires. C'est important d'avoir des concurrents forts comme Amaury (Leveaux). Après, je suis dans ma bulle. Je pense aux détails de la course. Il va falloir tout maîtriser, course, avant course…etc"