Laura Flessel
Laura Flessel | AFP

Flessel, l'incarnation olympique

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Laura Flessel a été désignée porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Olympiques de Londres ce lundi. La "Guêpe" a été préférée à Tony Parker, son challenger le plus proche. Son palmarès dans le plus grand évènement sportif mondial a fait la différence face au basketteur de San Antonio qui découvrira les JO cet été. Elle a été élue à bulletins secrets par cinq représentants du CNOSF.

Le choix de Laura Flessel-Colovic ne constitue pas une surprise. Double championne olympique en 1996 à Atlanta (individuel et par équipes), la Guadeloupéenne a collectionné les honneurs dans sa carrière: championne du monde à six reprises, championne d'Europe, championne de France 15 fois, la gauchère au sourire ravageur a conquis pas moins de 42 médailles dans ses grands rendez-vous.

Charisme et allure

A 40 ans, la native de Pointe-à-Pitre s'apprête à participer à ses cinquièmes Jeux consécutifs, une performance très rare. Mais Laura Flessel n'est pas une sportive lambda: c'est une athlète hors normes. Elle possède un charisme qui n'a d'égal que sa beauté sauvage quand elle monte à l'assaut de ses rivales, armée de son épée et protégée par un casque lui donnant l'allure d'un gladiateur des temps modernes. Avec son costume de chevalier blanc, la "Guêpe" pique ses adversaires et croise parfois des jeunettes qui pourraient être sa fille.

Elle n'en a que faire. Malgré des résultats en dent de scie ces dernières saisons, Flessel n'a jamais douté de sa qualification pour Londres où elle entend bien terminer sur un coup d'éclat un parcours remarquable. Après avoir mis au monde une petite Leïlou en juin 2001, elle était déjà revenue à son meilleur niveau pour conquérir l'argent à Athènes en 2004, battue seulement par la Hongroise Nagy. Elle tentera de boucler la boucle cet été en s'octroyant un nouveau sacre olympique, 16 ans après le premier: un exploit qui la ferait rentrer au Panthéon du sport.

PS: Laura Flessel est la troisième femme à être désignée comme porte-drapeau de la délégation française aux JO d'été après Christine Caron en 1968 et Marie-José Pérec en 1996. Elle sera  présentée au public le 10 juin, à l'occasion de la finale de Roland-Garros.