Tony Estanguet
Le double champion olympique (2000, 2004), Tony Estanguet | AFP - STEFAN PUCHNER - DPA

Estanguet, le solide étendard

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Il avait raté ses JO à Pékin en 2008 et son objectif d’une troisième médaille d’or consécutive alors qu’il était le porte-drapeau français. Mais Tony Estanguet a l’ambition de redevenir le maître du C1 aujourd'hui: réponse aux alentours de 17H.

A 34 ans, Tony Estanguet n’a pas perdu son mordant, ni sa technique. Quinze ans après ses débuts en Bleu aux Mondiaux au Brésil, il a encore dû faire ses preuves pour accéder à la qualification pour Londres. Et en face, lors des sélections françaises, il avait le champion du monde en titre, Denis Gargaud. Champion d’Europe en 2011, il a eu les nerfs, la force et la technique pour rester devant après trois jours de tension, dans « son » bassin de Pau.

En quête d'une troisième médaille olympique

Alors qu’il était arrivé dans le sillage des mythiques Franck Adisson et Wilfrid Forgues, Tony Estanguet est devenu la référence du canoë monoplace. En France et dans le monde, grâce à une technique, une science et une grande maîtrise de la course. Champion olympique en 2000 et 2004, champion du monde en 2006, 2009 et 2010, vice-champion du monde en 2003, 2005 et 2007, champion d’Europe en 2000, 2006 et 2011, vice-champion d’Europe en 2002 et 2012, le Palois a un palmarès incroyable, et à Londres, il fera encore et toujours partie des favoris. Il a ainsi gagné le droit d’affronter une nouvelle fois le Slovaque Michal Martikan.

De 1996 à 2010, les deux hommes se sont partagés les 4 titres olympiques mis en jeu et 7 des 9 couronnes mondiales. Aujourd'hui encore, les deux vétérans vont se livrer un duel homérique. Pour ses derniers JO, quatre ans après avoir été désigné porte-drapeau de la délégation française, Tony Estanguet veut de nouveau entendre retentir la Marseillaise et voir le drapeau tricolore flotter au plus haut.

La première manche d'Estanguet