Aviron Russie
Une équipe d'aviron russe en le 12 juin 2016. | RAMIL SITDIKOV / SPUTNIK

Dopage/aviron : 22 des 28 rameurs russes privés des JO de Rio

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Vingt-deux des 28 rameurs russes engagés ont été exclus des jeux Olympiques de Rio par la Fédération internationale d'aviron mardi, sur la base des critères fixés dimanche par le Comité international olympique après le rapport McLaren sur le dopage d'Etat en Russie. Avec seulement six rameurs encore éligibles, la Russie ne pourra présenter qu'une seule embarcation au Brésil, un quatre sans barreur masculin, précise la Fisa, alors qu'elle était parvenue à qualifier cinq bateaux.

Lundi, trois rameurs russes avaient déjà été exclus: Ivan Balandin (huit masculin) en raison de son apparition dans le rapport McLaren, Anastasia Karabelshchikova (huit féminin) et Ivan Podshivalov (quatre sans barreur masculin) car ils avaient été sanctionnés pour des infractions aux règles antidopage en 2007 et 2008. Les 19 rameurs déclarés non éligibles mardi le sont en raison de contrôles antidopage non crédibles entre 2011 et 2016.

"Une humiliation"

"C'est une humiliation, a réagi le président de la Fédération russe d'aviron, Véniamine Bout, cité par l'agence russe R-Sport. J'attends les résultats des pourparlers entre le Comité olympique russe et le CIO. Nous continuons la bataille. Je pense que la décision définitive sera annoncée demain" (mercredi).

Pour les trois premières exclusions, la Fédération russe avait d'ores et déjà annoncé mardi qu'elle ferait appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. Les quotas des quatre bateaux exclus ont été réattribués par la Fisa à l'Italie (2), la Grèce et l'Australie, qui s'étaient placés derrière la Russie lors des régates de qualification. La Fisa est une des fédérations internationales les plus volontaristes concernant le traitement du scandale de dopage d'Etat en Russie. Après la publication du rapport McLaren, le 18 juillet, elle s'était prononcée pour commencer à réfléchir au sort des sportifs russes sans attendre une décision du CIO, d'où la rapidité de sa réaction.

AFP