Irina Starykh
Irina Starykh. | AFP PHOTO/CHRISTOF STACHE

Dopage : Starykh renonce aux JO

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La biahtlète russe Irina Starykh, suspendue après un contrôle antidopage positif, a annoncé jeudi qu'elle se retirait de la sélection russe pour les jeux Olympiques de Sotchi qui débutent dans une semaine.

La Fédération internationale de biathlon (IBU) avait annoncé mercredi que trois biathlètes représentant la Russie et la Lituanie étaient suspendus provisoirement après des contrôles antidopage ayant révélé des échantillons A positifs, sans dévoiler leurs identités.

Irina Starykh, qui est l'une d'elle, a informé la Fédération russe de biathlon (SBR) qu'elle se retirait de la sélection pour les JO jusqu'à ce que la lumière soit faite sur cette affaire. "Je me retrouve dans une situation difficile et j'estime qu'il est indispensable de vous informer de ma décision de quitter la sélection pour une durée indéterminée", a écrit Starykh dans une lettre à la SBR publiée sur le site de la Fédération. "J'ai demandé à la SBR de m'exclure de l'équipe jusqu'à la fin de l'enquête et d'informer toutes les organisations concernées de ma décision", a-t-elle ajouté. 

Il s'agit d'un coup dur pour l'équipe féminine du biathlon russe, discipline où la Russie avait le plus de chances de décrocher l'or aux JO de Sotchi, du 7 au 23 février. Starykh et les deux autres athlètes ont été ont été suspendus provisoirement en attendant la décision de la commission antidopage de l'IBU. La Fédération internationale avait souligné qu'elle ne ferait aucun commentaire avant de savoir si les échantillons B confirment ou infirment les premiers résultats. L'IBU n'a pas indiqué les sites des compétitions où ont été effectués les contrôles suspects. La Fédération russe de biathlon avait annoncé le même jour une réunion d'urgence de sa commission antidopage. La Russie avait été impliquée dans les derniers grands cas de dopage en biathlon durant la saison 2008-09. Contrôlés positifs à l'EPO, Ekaterina Lourieva, Albina Akhatova et Dimitri Yaroshenko avaient été suspendus deux ans par l'IBU.

Jean Charbon