Vladimir Poutine
Vladimir Poutine | IVAN SEKRETAREV / POOL / AFP

Dopage : la Russie vent debout contre les sanctions

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Dix jours après la décision de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) d'exclure la Russie de toutes compétitions pendant quatre ans, le président Vladimir Poutine ainsi que la Rusada estiment que ces sanctions n'ont pas lieu d'être. Selon Poutine, "aucun reproche concret n'est fait" au comité olympique russe actuel. De son côté, la Rusada qui avait plutôt joué le jeu de l'AMA conteste les sanctions.

"Notre pays n'a pas à participer sous drapeau neutre si aucun reproche concret n'est fait à notre Comité olympique actuel. C'est écrit dans la charte olympique", a déclaré le président russe lors de sa conférence de presse annuelle.  "Si l'Agence mondiale antidopage n'a pas de reproches à faire à notre Comité olympique, alors notre équipe doit participer sous notre drapeau", a poursuivi M. Poutine en dénonçant les sanctions "injustes", "illégales" et "dépourvues de bon sens" visant son pays.

"N'importe quelle punition doit être individuelle", a martelé M. Poutine tout en promettant de "tout faire pour que le sport russe soit propre". Il a jugé que la mise au ban de son pays du sport mondial était "politiquement motivée". L'agence russe antidopage doit décider jeudi si elle enclenche la procédure pour contester l'exclusion pour quatre ans de la Russie des compétitions sportives mondiales, dont les Jeux olympiques 2020 et 2022 et la Coupe du monde de foot 2022, pour avoir falsifié les données d'athlètes contrôlés.

"Hystérie anti-russe"

La mise au ban de la Russie prévoit que seuls des sportifs russes triés sur le volet pourront participer aux compétitions, mais sous drapeau neutre et sans que l'hymne national ne soit joué. Moscou a dénoncé ces nouvelles sanctions, après un premier scandale de dopage en 2015, parlant d'une "hystérie anti-russe".

En octobre dernier, avant les sanctions, Vladimir Poutine expliquait que les autorités russes collaboraient "activement avec l'AMA (Agence mondiale antidopage) dont les exigences à l'égard de la Russie sont respectées dans leur totalité". Lors d'un forum sur le sport, le dirigeant russe assurait déjà que les sportifs russes "sont les premiers à vouloir que toutes les insuffisances liées à la question du dopage soient reléguées au passé afin que les sportifs russes puissent participer sans restrictions" aux compétitions internationales, avait-il expliqué.

La Rusada conteste

Formellement, le conseil de surveillance de la Rusada a émis une recommandation de contester ces mesures, qui sera présentée devant son assemblée générale d'ici la fin du mois, puis transmise à l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour que cette dernière saisisse le Tribunal arbitral du sport (TAS) de la question. "Nous avons décidé de ne pas approuver la décision de l'AMA", a indiqué le président du conseil de surveillance de la Rusada, Alexandre Ivlev. "Nous pensons que notre argumentaire est assez fort mais je ne vais pas donner de pronostic" sur les chances de la Russie devant le TAS, a-t-il ajouté.

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