Le capitaine tricolore Boris Diaw
Le capitaine tricolore Boris Diaw | AFP - Jean-Pierre Muller

Diaw: "Contre les Espagnols, on verra où on en est"

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Après quatre matches de préparation et trois stages, l'équipe de France s'apprête à disputer trois nouveaux matches, dont le dernier, dimanche, à Bercy, contre les champions du monde et d'Europe espagnols. Boris Diaw, le capitaine des Bleus, a depuis longtemps ciblé ce match en Espagne mardi, revanche de la finale du dernier Euro.

Un grand sourire, un regard droit, Boris Diaw respire la sérénité. Du haut de ses 2.03m et fort de ses 106kg, l'ailier fort a des allures de grand nounours, avec cette décontraction qui lui a parfois joué des tours en NBA. Cela fait dix ans que Boris Diaw est en équipe de France. Comme Tony Parker, il a connu les différentes désillusions marquant cette génération. Comme Tony Parker, il se fait une joie immense de disputer ses premiers Jeux Olympiques, à Londres: "Cette année est un peu spéciale", avoue-t-il. "Les JO restent toujours dans la tête. C'est quelque chose de très spécial. C'est l'objectif de tout sportif."

Pourtant, le natif de Cormeilles-en-Parisis, dans le Val-d'Oise, a eu beaucoup de choses à faire cette année. Laissé de côté par les Charlotte Bobcarts, il a réussi à rebondir à San Antonio, aux côtés de TP, pour s'arrêter en finale de conférence. Et pour la saison prochaine, il ne sait toujours pas où il jouera. Mais son horizon n'est, pour le moment, fait que de Bleu. "Tout le monde est concentré pour relever le challenge", annonce le capitaine. "Le groupe est motivé à 100%. De toute façon, on n'a pas besoin de mettre en place la motivation pour cet évènement." Le premier match olympique, contre les Etats-Unis, est forcément un duel de prestige que tout le monde attend. "Pour les affronter toute l'année, on a les armes pour les jouer. On va essayer de les attraper au saut du lit. Si ça avait été le dernier match de groupe, on aurait eu beaucoup plus de pression."

L'Espagne pour servir de jauge

Mais avant de défier l'armada américaine menée par LeBron James ou Kobe Bryant, la France va se frotter à ce qui se fait de mieux en Europe et dans le monde (hormis la sélection NBA): l'Espagne. Une revanche de la finale du dernier Euro, qui laisse des souvenirs à l'ancien Palois: "A nous de faire en sorte que ce ne soit pas le même match qu'en 2011. A nous de montrer qu'on a franchi un cap." Bien évidemment, ce match de gala, disputé dimanche à Paris-Bercy, va déchaîner les passions. Mais il "reste un match de préparation", avec seulement une semaine de travail avec opposition pour Tony Parker au sein du groupe. "On verra où on en est. Ce match va servir de jauge. Mais les JO, ce sera différent."

Depuis le début de la préparation, Boris Diaw, qui a rejoint les Bleus à la mi-juin dès le stage à l'INSEP, se montre entreprenant et déjà performant. Pouvant jouer dans la raquette comme loin du cercle, avec son altruisme qui parfois l'empêche de faire la différence lui-même, "Bobo" rêve de remonter sur un podium international avec Tony Parker et les Bleus, comme lors du championnat d'Europe juniors en 2000. C'était il y a douze ans, le début de l'aventure de la bande à Parker. Pour tous ces trentenaires, Londres pourrait devenir la consécration de toutes ces années.