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Le clan français déçu après la descente masculine | Francetv Sport

Descente, déception à tous les étages

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La reine des épreuves de ski alpin a rendu son verdict. La joie autrichienne après le succès Matthias Mayer est allée de paire avec la déception du clan français. Celle d’Adrien Théaux qui ambitionnait autre chose qu’une anecdotique 18e place et celle des supporters, peu nombreux, déçus du résultat mais aussi de l’ambiance.

Pour être content ce dimanche en bas de la descente de Rosa Khutor, il fallait être autrichien. Elle a souri au 11e du classement de discipline en Coupe du monde, Matthias Mayer. Si dans le box voisin des journalistes tricolores, les Autrichiens savouraient, côté français, c’était la soupe à la grimace. Clarey hors jeu, Théaux 18e, les leaders bleus sont passés à côté. "C’est nul", a déclaré ce dernier. "Je ne suis pas très souvent content de mon ski. J’ai pas réussi à faire ce que je voulais, je ne me suis pas éclaté en descendant". Des problèmes de réglage qui ont miné ces espoirs de médaille. Et alimenté la déception du clan tricolore et notamment celle de la Ministre des Sports, Valérie Fourneyron, croisée par hasard. "C’est la déception qui règne. La blessure de Brice Roger n’a pas du les aider", a-t-elle dit. Difficilement repérables dans les tribunes, les supporters tricolores n’ont pas pu s'enflammer en regardant le ski de leurs protégés.

La ministre des Sports Valérie Fourneyron
La ministre des Sports Valérie Fourneyron

A côté des démonstrations et des encouragements des Suisses, Norvégiens, Canadiens ou des Croates, tous présents en masse et bien visibles, armés de drapeaux, le spectateur français est resté discret. En raison de leurs nombres notamment. Dans des tribunes garnies, le drapeau français s'est fait rare. "On est très peu représenté, j’ai l’impression qu’on est les seuls Français depuis quatre jours", assurent Frédéric, présent ici en tant qu’invité. Amateur de citations, Jean-Claude Cette, venu du sud de la France, a invoqué Coluche et Pierre de Coubertin pour commenter les performances des Bleus : "ils viennent tous pour gagner, nous on vient pour participer". Souriant et lunettes de soleil vissées sur le nez, l’homme était tout simplement content d’être là. "On a l’habitude de dire que le Français est râleur, mais ce n’est pas vrai", a-t-il glissé pour expliquer son sourire avant de s’éclipser dans une foule dense.

Pas de médailles, ni d’ambiance

Parmi le flux continu de spectateurs, un groupe de vestes bleu-blanc-rouge refait cette descente olympique. "On est déçu forcément", assure Clémence. "On aurait aimé voir un skieur de chez nous mieux placé, voire médaillé. Mais ça a mal tourné dès le début avec Johan (Clarey, ndlr) qui fait une faute et ensuite Adrien (Théaux, ndlr) qui se manque aussi", renchérit Luc. Mais plus que le résultat, c’est l’ambiance qui a marqué. "La vitesse est phénoménale, mais par rapport à ce qu’on a vécu au ski de bosses avec Perrine (Laffont, ndlr), c'est moins fort", ajoute-t-il. "J’ai assisté à une coupe du monde de ski alpin à Val d’Isère il y a deux ans, c’était beaucoup plus impressionnant. Les cloches qui résonnaient, la piste bien plus visible qu’ici, c’était fou", explique Olivier.

Anne-Sophie et Frédéric confirment : "Nous sommes novices, donc on découvre. Mais par rapport aux bosses ou le slopestyle, on est moins dans le bain. On est loin de l’écran, on les voit juste arriver", regrette la Française. "On a senti plus d’engouement sur les autres épreuves auxquelles nous avons assisté". Présents en Russie depuis jeudi, le duo retournera en France dès lundi. Avec le risque de quitter Sotchi frustré. "On aimerait bien partir avec une médaille, mais pour l’instant ce n’est pas ça. Peut-être ce soir avec les filles du biathlon. Il y a des chances en tout cas", espère "Anne-So". 

Vidéo : la réaction d'Adrien Théaux

Benoit Jourdain @BenJourd1