Gaëtane Thiney
Gaëtane Thiney | KHALED DESOUKI / AFP

Des Bleues déçues mais pas abattues

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Deux des joueuses les plus expérimentées de l’équipe de France, Laura Georges et Gaëtane Thiney (plus de 200 sélections à elles deux), regrettaient les occasions manquées par les Bleues contre une formation nippone prenable.

"C’est difficile de perdre dans ces conditions-là mais c’est le football ", a déclaré l’attaquante de Juvisy en zone mixte. "Au début, les Japonaises ne jouaient pas comme à la fin. C’est vrai que celles qui sont rentrées en deuxième mi-temps ont fait beaucoup de bien. On a plusieurs occasions de revenir au score. Malheureusement, ça ne marche pas mais c’est comme ça", a-t-elle poursuivi avant de se projeter vers l’avenir immédiat. "C’est difficile de parler de podium mais on est venues ici pour prendre la médaille et on ira la chercher".

"Il faut se remobiliser"

Même constat chez Laura Georges : "dans le haut niveau, il y a une ou deux opportunités à aller chercher. Il ne faut pas les louper. On a poussé jusqu’à la fin du match, ça n’a pas tourné en notre faveur", a-t-elle confié avant de relativiser un peu. "L’an dernier, en quart de finale de la Coupe du monde, ça avait tourné sur un but et on avait fini par l’emporter aux tirs au but. Là on a eu des occasions et on ne les a pas mises". Et motivée : "Maintenant il faut rester positives. Il y a une médaille de bronze à la clef. Il faut se remobiliser et rester concentrés sur notre objectif ".

"Pire" qu'en 2011

Pour Bruno Bini , sélectionneur de l'équipe  de France de football féminin, la déception après l'élimination en demi-finale  des jeux Olympiques lundi face au Japon (2-1) est "pire" que celle ressentie à  la suite de la demi-finale du Mondial-2011 face aux Etats-Unis, en demies aussi. "C'est pire aujourd'hui... En deuxième période, nous n'avons pas concédé  une occasion de but et dans les vingt dernières minutes, les Japonaises sont  allées deux fois dans notre camp. Si on égalise (à 2-2), je vous dit qu'on en  met un troisième puis un quatrième. L'an dernier on avait fait jeu égal avec  les Américaines mais elles nous avaient assassinées avec leur puissance. Là  non."

Le coach tricolore n'a pas voulu blâmé Sarah Bouhaddi, qui a coûté le premier but, et à  Elise Bussaglia, qui a manqué le penalty de l'égalisation. "Cela ne vous regarde pas, c'est une histoire entre elles et nous  (l'encadrement). Un peu de pudeur s'il vous plaît, ne faites pas les voyeurs." Peut-être. Il faudra qu'il remobilise ces deux joueuses marquées. La capitaine Sandrine Soubeyrand pense quant elle déjà à la suite, jeudi, avec le match pour la troisième place. "L'année passée on a terminé quatrième de la Coupe du monde", a-t-elle commencé par rappeler. "Donc, là, le but du jeu, c'est un peu d'éviter à tout prix la place du con", a-t-elle ajouté, faisant référence de manière un peu grossière, à ce qu'on désigne, par une litote, comme "une médaille en chocolat".