Tony Parker et Nicolas Batum
Tony Parker et Nicolas Batum | DAVID LE DEODIC / AFP

Dernière ligne droite avant les Jeux pour les Bleus

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L'équipe de France de basket masculine vise une médaille aux JO de Londres. Pour se préparer, elle avait organisé huit matchs amicaux. Huit matchs pendant lesquels les hommes de Vincent Collet comptaient monter en puissance. Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu. Loin s'en faut.

"La pire préparation que l'ont ait eue". Cette phrase, c'est Tony Paker qui l'a prononcée la semaine dernière. Alors que l'équipe de France nourrissaient de grandes ambitions olympique, sa préparation depuis un mois, laisse planer un doute sur ses chances d'atteindre le podium. Coup sur coup, les cadres de l'équipe ont marqué par leur absence. Du coup, depuis les premiers matchs amicaux, le patron des Bleus Vincent Collet n'a jamais pu aligner l'équipe qu'il a en tête pour les JO de Londres.

L'épisode Noah

Entre les problèmes d'assurances, de nouveaux contrats et de blessures, le staff technique français s'est s'arraché les cheveux. Le gros coup dur de l'été est sans nul doute l'absence de Joakim Noah. Le pivot des Bulls, primordial dans l'obtention de la médaille d'argent européenne l'an dernier, a été contraint de déclarer forfait. Son entorse à la cheville gauche n'étant pas suffisamment guérie. Une absence qui fait mal donc mais c'est surtout la manière dont Noah a traité sa blessure qui choque. Le pivot français n'a sans doute pas fait tout ce qu'il fallait pour participer aux JO.

Ajoutez à cela la blessure à l'oeil de Parker, les problèmes d'assurance de Batum, enfin réglés avec la signature de son nouveau contrat avec Portland, et les aller-retours de Diaw et De Colo à San Antonio, vous obtenez une préparation plus que tronquée.

Le tournant de France-Espagne

Les premiers matchs amicaux des Bleus ont inquiété. Aucune des victoires face à l'Italie, deux fois, la Côte d'Ivoire, la Grande Bretagne ou la Biélorussie n'ont réellement convaincue. Pire, les deux défaites face à la Belgique et en Espagne ont vraiment fait planer un doute sur le collectif. Finalement, c'est seulement dimanche à Bercy que l'équipe de France a fait plaisir à son public.Malgré la défaite face à l'Espagne, les coéquipiers de Boris Diaw ont enfin paru en place. L'apparition de Batum sur le terrain, en début de match, a fait respirer l'attaque française.

Pour le prochain match face au Brésil, samedi, Vincent Collet pensait aligner son équipe type. S'il pourra compter sur le retour de l'intérieur Ali Traoré dans la raquette, il devra se passer une nouvelle fois de Nicolas Batum qui ne reviendra que dimanche. Date du dernier test contre l'Australie avant l'ouverture des JO face à l'ogre américain. Avec cette préparation moyenne, la côte de l'équipe de France pour un podium olympique a baissé. Et c'est peut être mieux ainsi. Moins attendus, les joueurs français auront à coeur de marcher dans les traces de leurs aînés, médaillés d'argent il y a 12 ans, à Sydney.