Le TQO de Boxe à Londres est maintenu

Coronavirus : Le CIO accusé d'avoir mis en danger des athlètes testés positifs suite au TQO de boxe à Londres

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Mercredi soir, le média britannique, The Guardian, annonçait que deux boxeurs turcs et leur entraîneur principal avaient été testés positifs au Covid-19, à la suite de leur retour d'un tournoi de qualification olympique (TQO) de boxe à Londres. Ce jeudi, la BBC affirme que trois nouveaux cas positifs au virus ont été recensés au sein de la délégation croate également présente à l'occasion du tournoi londonien.

Le Comité International Olympique (CIO) serait-il au cœur d'une polémique ? D'après une information du média britannique, The Guardian, le CIO a été accusé de mettre la santé des athlètes en danger après que deux boxeurs turcs et leur entraîneur principal ont été testés positifs au Covid-19 à la suite de leur retour d'un tournoi de qualification olympique de boxe à Londres mi-mars. Ce jeudi, la BBC a été en mesure de confirmer trois nouveaux cas positifs au virus. Deux entraîneurs et un boxeur de l'équipe croate également présente au tournoi londonien auraient contracté le Covid-19 comme a pu l'affirmer Marko Marovic, membre de la fédération croate de boxe, à BBC Sport : "Notre épidémiologiste nous a dit qu'ils avaient probablement été infectés lors du Tournoi de qualification de Tokyo 2020".

La colère du président

Eyup Gozgec, le président de la Fédération turque de boxe, avait par ailleurs déclaré que ses deux boxeurs et son entraîneur avaient été testés positifs du Covid-19 à Londres et que l'événement n'aurait jamais dû avoir lieu pendant cette pandémie. "Alors que le monde entier prenait des mesures extrêmes pour lutter contre le virus, je suis déconcerté qu'un groupe de travail du CIO et le gouvernement britannique aient autorisé le tournoi à démarrer, même si beaucoup d'entre nous avaient des inquiétudes et que presque tous les autres sports s'étaient arrêtés", a-t-il déclaré. "C'était irresponsable. Et en conséquence, malheureusement, trois membres de notre équipe sont désormais positifs."

"Ce virus existe depuis décembre. Ainsi, il est inévitable de se demander pourquoi l'évènement de la qualification européenne n’a pas été suspendu avant même qu’il ait eu lieu."

Ce tournoi de qualification olympique de boxe, qui comptait environ 350 boxeurs de 40 pays, a été maintenu puis suspendu après trois jours de compétition en raison de l'évolution du virus. Eyup Gozgec a déclaré qu'il écrirait au CIO pour se plaindre, ajoutant qu'il n'y avait pas suffisamment de précautions médicales sur le site, tout comme à l'hôtel où les athlètes étaient logés. Il a également envoyé une lettre à d'autres fédérations, que le Guardian a pu se procurer, dans laquelle il exprime ses frustrations. "Tous sont actuellement en traitement et heureusement, ils sont en bonne condition. C'est le résultat désastreux de l'irresponsabilité du groupe de travail du CIO", écrit-il. 

"Ce virus existe depuis décembre 2019. Ainsi, il est inévitable de se demander pourquoi cet événement n’a pas été suspendu avant même qu’il ait eu lieu. Ils n'ont considéré la santé de personne, ce qui les a conduits à organiser ce malheureux événement", s'est encore insurgé Eyup Gozgec. 

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Les organisateurs du TQO se défendent

Un porte-parole des organisateurs a répondu qu'il n'était pas au courant de cette information mais qu'il l'examinerait. "La compétition à Londres a été suspendue il y a 10 jours, le 16 mars 2020", s'est défendu le groupe de travail du CIO dans un communiqué, assurant qu'il n'avait "connaissance d'aucun lien entre la compétition et l'infection" de membres de la délégation turque.

"De nombreux participants étaient dans des camps d'entraînement organisés indépendamment en Italie, en Grande-Bretagne et dans leur pays d'origine avant le début de la compétition le 14 mars 2020 et sont rentrés chez eux il y a un certain temps, il n'est donc pas possible de connaître la source de l'infection", estime l'instance. Un porte-parole du comité britannique a lui affirmé à l'AFP que des mesures avaient été prises comme la "mise à disposition de désinfectants pour les mains dans les zones de compétition et le recours à des tests de température de routine". M. Gozgeç a indiqué qu'il avait adressé des courriers "aux autorités compétentes" pour se plaindre de la situation. "Le Royaume-Uni est un pays développé du G8, mais il a raté cette épreuve", a enfin déploré M. Gozgeç.