Chahut autour des tenues olympiques

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L'équipementier officiel des Jeux de Londres, chargé de produire les tenues des bénévoles et des athlètes cet été, a été mis en cause pour ses conditions de travail en Indonésie.

Scandale dans le Royaume. Selon le quotidien anglo-saxon The Independent, les tenues officielles de la délégation britannique -créées par Stella McCartney- seraient fabriquées en Indonésie par des employés maltraités et sous-payés. Une politique en totale contradiction avec l'engagement éthique pris par le comité d'organisation (LOCOG). Le journal va encore plus loin en affirmant que cette main d'oeuvre, principalement des jeunes femmes, se tueraient à la tâche -jusqu'à 65 heures par semaine- pour un salaire dérisoire (ndlr : trente centimes de l'heure). "Les ouvriers évoquent des salaires pitoyables, des objectifs de production déraisonnables, des horaires épouvantables et même carrément des abus", ajoute le titre généraliste.

Des conditions de travail précaires

En effet, au cours de cette enquête, les employés auraient affirmé être continuellement l’objet de brimades aussi bien verbales que physiques. Pire, pour maintenir la cadence, leurs contremaîtres n’hésiteraient pas à leur supprimer les pauses-déjeuners et même à leur interdire de s’absenter quelques minutes pour leurs besoins personnels. Face au tollé suscité outre-Manche, le LOCOG et Adidas -l'équipementier officiel de la délégation britannique- ont procédé conjointement à une levée de boucliers. "Nous avons parlé à Adidas et ils nous ont assuré qu’ils menaient une enquête sur ces allégations, dont les conclusions seront rendues publiques", a déclaré un porte-parole du comité d'organisation à la presse. Le public va-t-il pour autant boycotter les maillots de la célèbre marque aux trois bandes ?