Ted Ligety slalom géant
Depuis le début des Mondiaux, l'Américain écrase la concurrence | AFP - FABRICE COFFRIN

Ce qu’il faut savoir sur le Ski alpin

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Le Ski alpin se compose de cinq disciplines, de la plus technique (le slalom spécial) à la plus rapide (la descente) en passant par le slalom géant et le super-G, le combiné étant un peu à part (il associe une descente et un slalom).

Une ou deux manches

Trois des cinq disciplines du Ski alpin se disputent deux manches : le slalom, le géant et le combiné. Seuls le super-G et la descente s’effectuent d’une traite, sans possibilité de se racheter. Il faut dire qu’une descente concerne un fort dénivelé (de 800 à 1 100 m pour les hommes, de 500 à 800 m pour les femmes). Les descendeurs peuvent atteindre des vitesses de pointe de plus de 140 km/h. A l’opposé, un parcours de slalom est forcément plus court, mais il comporte un plus grand nombre de portes et celles-ci sont plus étroites. Le slalom et le géant sont des épreuves dites techniques tandis que la descente et le super-G constituent les épreuves de vitesse. Le combiné est un mixe entre les deux.

Un sport loin d’être mondialisé

Pour des raisons évidentes, le ski ne peut se dérouler que dans une petite partie du globe terrestre, dans quelques pays de tradition : la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne, l’Italie, les pays scandinaves et la France en Europe. Les Etats-Unis et le Canada ailleurs, et c’est à peu près tout pour le haut niveau mondial (la Coupe du monde). Les Latino-Américains, Africains, Océaniens et Asiatiques sont totalement absents du circuit. On touche là la limite des sports d’hiver.

Dominations successives

Si la France est rentrée dans le rang depuis longtemps, elle peut se targuer d’avoir dominé le ski alpin durant une bonne décennie. Les sixties ont été françaises (avec des talents comme Jean-Claude Killy, Guy Périllat, les sœurs Marielle et Christine Goitschel…ect) comme les eighties ont été suisses (Pirmin Zurbriggen, Vreni Schneider, Maria Walliser) ou les années suivantes (décennie 90 et début 2000)  autrichiennes (Stefan Eberharter, Hermann Maier, Benjamin Raich, Michaela Dorfmeister).

Une invention anglaise

Le Ski alpin est organisé pour la première fois comme un véritable sport par un Anglais, Arnold Lunn, qui fait ses premiers essais en 1897 à Chamonix alors qu’il n’a que 10 ans. EC Richardson, le père du ski britannique, fonde en 1903 le Ski Club of Great-Britain qui initie les élèves des public schools aux sports d’hiver dans les Alpes. Le Ski alpin est déjà au programme. La Roberts of Kandahar Challenge Cup est une compétition mise en place en 1903. Et après la Grande Guerre, Lunn met en place dans les Alpes les premiers championnats britanniques de ski. Il faudra attandre la fin des années 20 en Autriche et le début des années 30 ailleurs (Suisse, France).