Skeleton
Le slider russe Alexander Tretiakov | AFP - VASILY PONOMAREV

Ce qu'il faut savoir sur le skeleton

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Discipline olympique depuis Salt Lake City, le skeleton est l'une des disciplines qui procurent de grandes sensations. Lancés tête en avant à plus de 100 km/h sur une piste glacée, les athlètes doivent aller le plus vite possible tout en évitant la chute et la sortie de piste.

Pourquoi skeleton ?

"Engin de glisse que l’on utilise allongé sur le ventre, la tête projetée en avant". Voici la définition du skeleton selon Le Petit Larousse. Mais le nom de la discipline provient des premiers engins utilisés à la fin du XIXe siècle qui ressemblaient à des squelettes (squelette=skeleton en anglais).

Comment ça marche ?

La slider russe Yelena Nilitina
La slider russe Yelena Nilitina

Les compétitions sont organisées en deux manches. Le vainqueur est le plus rapide aux temps cumulés. Le slider (nom donné aux athlètes qui pratiquent le skeleton) prend de l’élan durant une trentaine de mètres, puis se glisse ensuite sur l’engin la tête en avant (contrairement à la luge où les pieds sont en avant). Pour le pilotage, les sliders font pression avec les épaules et les genoux pour changer la direction, parfois même les pointes de ses chaussures.

Les équipements

L’engin se compose de pare-chocs, d’un châssis, de deux poignées utilisées pour la poussée et le pilotage, mais n’a pas de freins – ceux qui essayent de ralentir sont disqualifiés –. Pour s’arrêter, les sliders utilisent leurs chaussures qui sont munies de crampons. Le slider a également tout un équipement nécessaire à sa protection : gants, casque, combinaison et donc chaussures.

Les grandes dates

1923 : création de la Fédération Internationale de Bobsleigh et Tobaganning
1928 : première apparition du skeleton aux Jeux Olympiques de Saint-Mortiz. Les frères Heaton avaient réalisé un doublé, Jennisson avait pris l’or, John l’argent.
1948 : il se passe 20 ans avant que le skeleton ne fasse sa réapparition aux JO, toujours à Saint-Moritz. Cette fois, c’est Nino Bibbia, un Italien, qui remporte le titre. John Heaton, lui, empoche encore l’argent.
1999 : Le CIO  inscrit officiellement le skeleton au programme des Jeux Olympiques. Deux épreuves (une féminine et une masculine) sont désormais inscrites aux JO et ce depuis Salt Lake Cit en 2002.

Les chiffres

35 à 43 : le poids en kilos que ne doivent pas dépasser le skeleton : 35kg pour les femmes, 43 pour les hommes.
120 : le nombre de km/h que peut atteindre un slider. La pression subie peut s’élever au-delà de 5G.

Une discipline nord-américaine

Depuis son intronisation officielle aux JO en 2002 à Salt Lake City, sept médailles sur 18 distribuées ont été récoltées par les Etats-Unis ou le Canada. A Salt Lake City, les Américains avaient remporté l'or chez les hommes et les femmes. En 2006 à Turin, le Canada avait réalisé un doublé chez les garçons et pris le bronze chez les femmes. Et enfin à Vancouver, c'est encore un Canadien qui l'avait emporté.

Les podiums à Vancouver

Le slider canadien Jon Montgomery
Le slider canadien Jon Montgomery

Chez les hommes, c’est le Canadien Jon Montgomery qui avait remporté l’or devant le letton Martin Dukurs et le Russe Alexander Tretiakov.
Chez les femmes, la Britannique Amy Williams avait devant deux Allemandes, Kerstin Szymkowiak (argent) et Anja Huber (bronze).