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Le short-track est une discipline spectaculaire | TRUTH LEEM / AFP

Ce qu'il faut savoir sur le short-track

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Le patinage de vitesse sur piste courte est une discipline olympique depuis les Jeux d'Albertville (1992). Glisse, vitesse et gamelles sont les trois caractéristiques de ce sport spectaculaire.

La guerre des anneaux

Des courses sans merci de 2 à 8 patineurs sur un anneau de 111,12 mètres. Des vitesses allant de 55 à 60 km/h. De la tactique et des coups. Le short-track compte de nombreuses spécificités et de plus en plus d'adeptes. 28 médailles sont distribuées lors des JO mais aussi de nombreux cartons. Dans ce sport viril, les contacts sont interdits. Quand on double, on ne doit en aucun cas toucher ou pousser son adversaire. En cas de flagrant délit de geste anti-sportif, les sanctions vont de la pénalité au carton rouge.

Fines lames

Patiner à toute allure sur une piste courte avec deux virages serrés, c'est grisant et …glissant. On est à la limite de la peau de banane. Pour accrocher à la glace, les patins ont subi des modifications nécessaires : lames surélevées, lames décentrées à gauche, lame courbée et lame en forme d'arc. Ces modifications offrent ainsi une meilleure maîtrise mais pas la garantir absolue de rester sur ses jambes.

Chute à l'arrière

Si le short-track est spectaculaire, c'est parce que le scénario n'est jamais écrit à l'avance. A l'image du keirin en cyclisme sur piste, ces courses en peloton réservent parfois des chutes sévères. Tout le monde se souvient de cet athlète australien (Steven Bradbury) aux JO de Salt Lake City qui était bon dernier de la finale du 1000 m quand une chute collective dans le dernier tour a emporté les trois patineurs devant lui. Une course gag qui vaut de l'or.

Spécialité coréenne

En short-track, il y a la Corée du Nord et les autres nations. Un règne quasi sans partage. Depuis son apparition en sport de démonstration aux JO 1988, les Coréens ont trusté 19 médailles d'or, 7 d'argent et 5 de bronze. Huit autres pays se partagent les 23 titres restant. La France compte elle une seule médaille olympique. C'était une breloque en bronze obtenue par Marc Bella en 1988 sur le 1000m individuel.