Le tir, moment crucial du biathlon
Le tir, moment important du biathlon | NATALIA KOLESNIKOVA - AFP

Ce qu’il faut savoir sur le biathlon

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Connu en France grâce aux succès de Raphaël Poiré et ceux plus récents de Martin Fourcade, le biathlon reste un sport pratiqué par très peu de personnes dans l’Hexagone. Avant tout militaire, le biathlon allie deux disciplines antagonistes et c’est ce qui fait son charme.

  • Des origines militaires

Des origines militaires

Si on peut faire remonter les origines du biathlon aux Vikings qui voyaient leurs adversaires se défendre à ski, le biathlon tel qu’on le connaît est avant tout un sport militaire. Dès le XVIIIe siècle, les armées nordiques surveillent leur frontière en skiant. Bon tireur, le soldat doit alors être aussi skieur émérite. Pour trouver la trace du biathlon dit « moderne », il faut attendre les années qui suivent la seconde guerre mondiale et la création, de l’Union internationale de pentathlon et de biathlon (en 1957) devenue depuis 1993 l’Union internationale de biathlon (International Biathlon Union, IBU en anglais).

  • Les chiffres du biathlon

Les chiffres du biathlon

Pour parcourir la distance d’une course (de 10 à 20km pour les hommes et de 7,5 à 15km pour les femmes), les athlètes doivent porter sur le dos leur carabine pesant 3,5 kilogrammes au minimum. Deux stations de tirs différentes sont au programme de chaque course. Sur le tir dit « couché », les biathlètes doivent toucher une cible de 45mm de diamètre placé à 50m alors que le tir dit « debout », la cible, toujours à 50m, mesure 115mm de diamètre. A chaque raté sur « l’individuelle », le skieur se voit créditer d’une minute supplémentaire sur son temps, sur les autres épreuves, il doit effectuer un tour de pénalité de 150m.

  • L’ogre Bjorndalen

L’ogre Bjorndalen

Ole Einar Bjorndalen est sans discussion possible le meilleur biathlète de tous les temps. Présent depuis 1993 sur le circuit, l’homme aux 93 victoires en biathlon (record tous sports d’hiver confondus devant Ingemar Stenmark et ses 86 succès) possède un palmarès palmarès du Norvégien à peine croyable. Entre 1997 et 2009, « OEB » n’a jamais quitté le podium final du classement général de la Coupe du monde. Avec ses six titres olympiques (11 podiums), ses 19 médailles d'or aux championnats du monde (29 podiums) et ses 25 globes de cristal de Coupe du monde, la salle des trophées de Bjorndalen a de quoi faire des jaloux.

  • La France, petit vivier mais grands talents

La France, petit vivier mais grands talents

Malgré les bons résultats de Martin Fourcade notamment, le biathlon peine à percer en France. En 2012, les il y avait 683 (440 hommes et 243 femmes) licenciés en France. Aux JO de Vancouver en 2012, le biathlon est pourtant la discipline qui a rapporté le plus de médailles (six) à la France. Face à l’Allemagne où 5 millions de téléspectateurs se pressent devant les performances d’Andreas Birnbacher et d’Arnd Peiffer ou la Norvège où le biathlon est le sport national, la France fait mieux que de se défendre. Avec un petit vivier, l’Hexagone a sorti deux énormes talents (Poiré et M. Fourcade) et des biathlètes plus que solides (Defrasne, S. Fourcade et Vincent Jay) sur les deux dernières générations.