Camille Muffat et Coralie Balmy
Camille Muffat et Coralie Balmy | CHRISTOPHE SIMON / AFP

Camille Muffat : "Je l'ai fait!"

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Camille Muffat, 22 ans, est devenue la 4e championne olympique de l'histoire de la natation française en remportant le 400m libre dimanche à Londres, après une longue attente qui lui permet de dire aujourd'hui : "Je l'ai fait!".

Que ressentez-vous ?

"Je ne réalise vraiment pas. Je sais que j'ai gagné, ce qui est rare sur  une compétition internationale. C'est une de mes premières victoires et c'est  celle qui fallait. J'ai montré que je savais être là. Je pense que là, on ne  pourra plus jamais rien me dire. Je l'ai fait !". 

Avez vous ressenti du soulagement après avoir touché ?

"J'ai été soulagée sur le coup et très contente. Je n'ai pas pensé au  travail. J'ai pensé toute de suite à tous les autres nageurs français dans les  gradins et à toute ma famille qui est venue et qui comptait sur moi, je le  savais. Même si ces derniers jours je leur ai peu parlés, parce qu'ils  voulaient me laisser tranquille. Je savais qu'ils allaient stresser beaucoup  plus que moi et que si je ne gagnais pas j'allais les décevoir énormément". 

Avez-vous gardé un oeil sur Allison Schmitt pendant la course ?

"Je ne regardais pas, seulement sur la fin parce que je commençais à  avoir mal. Ce n'est pas mon habitude d'avoir mal. C'est une finale olympique,  j'ai essayé de rester décontractée mais ce n'est pas un meeting".  

Vous succédez au palmarès olympique à Laure Manaudou et sur la même  distance. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

"Ca a pas mal de valeur à mes yeux. Déjà de battre le record de France  du 400 m libre il y a quelques mois. Et aujourd'hui, concrétiser. Déjà une  médaille olympique c'est énorme dans la natation française. J'espérais un jour  avoir une médaille tout court, mais être championne olympique c'était sûrement  le rêve le plus difficile que je pouvais avoir, le rêve d'une vie".  

Vous êtes vous impressionnée ?

"Non. Peut-être parfois. Aujourd'hui je pense que j'aurais pu faire  mieux. Enfin chronométriquement parlant mais comme Fabrice (Pellerin, son  entraîneur) me l'a dit tellement de fois, il y a des compétitions qu'il faut  seulement gagner. Le temps, ce n'est pas grave. Je pense que cette fois je ne  vais pas me faire engueuler même si le temps n'est pas faramineux !"

Aviez-vous la certitude ces derniers mois que vous gagneriez à Londres ?

 "J'avais la certitude que j'étais la meilleure. Après, gagner les jeux Olympiques, ce n'est pas pareil".

 

AFP