Bjoergen Björgen mondiaux 2013
Marit Bjoergen lève encore les bras | AFP

Bjoergen, reine du ski de fond

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A Sotchi, la Norvège peut compter sur la fondeuse Marit Bjoergen. Avec sept médailles olympiques, dont cinq à Vancouver en 2010, et 12 titres de championne du monde, elle espère ajouter de nouvelles victoires à son palmarès impressionnant.

Vancouver n’avait d’yeux que pour elle. Trois médailles d’or en sprint, en poursuite et en relais, une d’argent pour la classique de 30 km et une de bronze sur 10 km, Marit Bjoergen a marqué les derniers JO de son empreinte. Quatre ans plus tard, la native de Trondheim, âgée maintenant de 33 ans, conserve le même rythme d’enfer. Elle est même encore meilleure. L’expérience, assurément. Aux Mondiaux de ski nordique à Val di Fiemme (Italie) en 2013, elle s’adjuge quatre médailles d’or et une en argent. Pour couronner le tout, la reine du ski de fond compte 112 podiums, dont 71 titres en Coupe du Monde à son actif. Des chiffres qui donnent le vertige et qui confirment qu’elle est la meilleure fondeuse de l’histoire. Pour sa quatrième olympiade, elle ambitionne de poursuivre sa razzia, elle qui n’a jamais quitté les JO sans au moins une médaille autour du cou. De quoi rendre jalouse ses concurrentes, dont la plus sérieuse, la Polonaise Justyna Kowalczyk.

Des accusations de dopage

Ses performances à Vancouver 2010 ont suscité des rumeurs de tricherie. A cause de problèmes d’asthme, l’Agence mondiale antidopage (AMA) l’autorise à suivre un traitement médical et à prendre du Salbutamol, un produit qui permet une meilleure oxygénation du sang. Un traitement qui sème le doute auprès de la polonaise. "Sans ses médicaments, elle n’aurait pas gagné", lâche sèchement Kowalczyk à propos de cette fameuse AUT (autorisation à usage thérapeutique). Une déclaration mal reçue par le milieu du ski de fond, surtout venant de la part d’une athlète sanctionnée pour usage accidentel d’une substance analgésique en 2005… On préfère la considérer comme une championne d’exception. Malgré des douleurs au dos en début d’année, la Dame de Fer, comme on la surnomme, tentera de poursuivre sa moisson de médailles à Sotchi. Au meilleur de sa forme, personne ne semble en mesure de venir l’en empêcher.

Adrien Debargue