Bernard Amsalem
Bernard Amsalem, le chef de mission de la délégation française à Londres | F2

Bernard Amsalem : "Pas beaucoup de médailles les premiers jours"

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Le chef de mission de la délégation française a effectué la majeure partie de son travail en amont de ces Jeux Olympiques. Il essaye maintenant d’aller supporter un maximum d’athlètes tricolores sur tous les sites du grand Londres. En espérant des médailles qui tardent à arriver.

Bernard Amsalem, comment définissez-vous votre rôle de chef de mission ?

« Le chef de mission a plusieurs fonctions. Il a d’abord la fonction d’animer un groupe de travail autour de lui. Ce groupe a travaillé pendant deux ans pour préparer ces Jeux. Il a aussi visité et repéré les lieux, à plusieurs reprises, avec les présidents de fédération et les DTN. Ensuite, il a veillé à la bonne application des règles de sélection, fédération par fédération. Chaque fédé fait son choix mais c’est ce groupe qui détermine la sélection finale. Ensuite, nous sommes arrivés très tôt au village, une semaine avant, pour préparer. Veiller à ce que les basketteurs aient des grands lits par exemple, essuyer les plâtres en matière de logement pour voir ce qui ne va pas. Parfois il n’y avait pas d’eau dans les apparts, parfois seulement de l’eau chaude. Les athlètes doivent trouver un cadre le plus serein possible quand ils arrivent. C’est ce que nous avons fait pendant une dizaine de jours. Maintenant nous avons accueilli les trois-quarts de la délégation. Et puis il y a eu la cérémonie d’ouverture hier soir avec la constitution d’un groupe désireux d’y participer. Nous étions environ 150 et j’étais très heureux qu’autant d’athlètes aient accepté. Je suis presque stupéfait du comportement des pros comme les basketteurs, les handballeurs ou les tennismen qui ont tout vu et qui étaient là comme des enfants ou des adolescents, heureux. Ils n’auraient sans doute pour rien au monde raté cette expérience là. C’est formidable, c’est bien ça la magie des Jeux ».

Le but pour la durée de la quinzaine, c’est d’aller un peu partout ?

« Nous nous sommes répartis les tâches. Mon rôle, c’est d’être partout donc c’est assez difficile. Je commence déjà à avoir mal aux jambes (sourire). Aujourd’hui, c’est le tir, le tir à l’arc puis le hand féminin avec le choc France-Norvège. J’ai vraiment envie d’aller partout parce que j’aime le sport et tous les sports. C’est le rôle du chef de mission, pour encourager, pour montrer que le mouvement olympique est derrière les athlètes, les équipes, et aussi pour vivre la réussite des champions. Et puis le soir, on arrose les médailles au Club France avec toute la famille olympique, les amis et les familles des athlètes ».

Quel est votre regard sur l’organisation ?

« D’abord je dois dire que le village est formidable. Je suis très agréablement surpris par la qualité d’aménagement de ce village, assez compact ce qui facilite les contacts entre les athlètes. C’est convivial et il y a aussi de grands espaces de déambulation. Des espaces verts pour discuter entre eux. Le restaurant est magnifique. Et puis des qualités pour se reposer qui sont optimales. Pour la cérémonie d’ouverture, ceux qui ont l’habitude m’ont dit que c’était la première fois que les délais d’attente étaient aussi courts. Souvent, ils attendent deux heures et sont parqués. Là, pas dut tout, tout était très bien programmé. On a fait que avancer jusqu’à l’arrivée dans le stade. On a dû gagner deux à trois heures par rapport aux précédentes éditions. On a pris beaucoup de plaisir en rentrant dans le stade. On n’a pas vu tout le spectacle mais on nous a dit que c’était très bien. On est content d’avoir participé à la fête ».

Quand on est chef de mission, on n’attend qu’une chose, c’est la première médaille…

« C’est vrai, on a hâte que ça arrive. Souvent le tir a été le premier à dégainer, on peut le dire comme ça sans jeu de mot. Effectivement, on attend chaque jour son lot de médailles. On n’a pas forcément beaucoup de médailles les premiers jours car ce sont souvent les éliminatoires. Il va peut-être falloir patienter deux ou trois jours pour avoir des médailles. En tous cas nous sommes très optimistes pour cette édition et nous pensons faire un bon total parce que nous avons des équipes très mobilisées, très performantes, qui ont déjà montres leur niveau lors des championnats du monde en 2011 ou début 2012 ».