Nicolas Batum en conférence de presse
Le joueur de Charlotte, Nicolas Batum | AFP - TED ALJIBE

Batum avant de jouer la Turquie au TQO: "Ca va être une grosse bataille"

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Empêché de jouer pour l'équipe de France tant que son nouveau contrat avec Charlotte n'était pas signé, Nicolas Batum va enfin pouvoir jouer, lors de la demi-finale du Tournoi de qualification olympique (TQO) de Manille. Et il se méfie des Turcs: "Il leur manque certains joueurs mais c'est une équipe bien coachée, qui est déjà passée par ces matches-là, donc c'est une grosse partie pour nous."

Dans quel état d'esprit abordez-vous cette demi-finale et que faut-il craindre de la Turquie?
Nicolas Batum:
"Ca va être une grosse bataille. On a failli le payer hier (jeudi contre la Nouvelle-Zélande, NDLR) mais le banc a fait un énorme boulot avec le quatrième quart-temps et les cadres ont fait le leur derrière. Mais ça a été une belle prestation de l'équipe quand même. La Turquie, c'est une équipe qu'on connaît bien, qu'on a rencontré plusieurs fois depuis plusieurs années... Il leur manque certains joueurs mais c'est une équipe bien coachée, qui est déjà passée par ces matches-là, donc c'est une grosse partie pour nous. C'est vrai qu'ils ne vont rien lâcher jusqu'à la fin, donc il faut faire attention aux grands. C'est vrai que notre gros problème hier, c'était le rebond. C'est une chose qu'il va falloir vraiment bien gérer demain. C'est un truc d'équipe, donc pas forcément que sur les grands, c'est pas seulement le travail des pivots. C'est à nous aussi, les arrières, les petits ou les mecs comme Gelabale, Cahudi et moi, qui sommes des ailiers très grands, athlétiques... On doit les aider au rebond et demain la victoire passera par là".

Malgré les incertitudes qui planaient sur votre venue, vous teniez absolument à être là pour décrocher cette qualification. Pour quelles raisons en particulier?
N.B.:
"Il y a un peu de tout, il y a plusieurs facteurs. Le fait que je ne voulais pas louper cette échéance parce que je suis avec cette équipe-là depuis 2009, je suis passé par toutes les émotions avec cette équipe-là et là, c'est un passage très important pour nous. Donc, en étant un cadre du groupe, c'est important pour moi d'être à ce TQO. Hier (jeudi), on n'était pas forcément concentré mais j'ai l'impression qu'on était déjà dans les matches couperet en fait".

Vous venez-tout juste d'arriver des Etats-Unis avec un important décalage horaire. Comment vous sentez-vous à la veille de la demi-finale?
N.B.:
"Ca va, j'ai bien repris, j'essaye quand même de m'entraîner physiquement, j'essaye de pas mal courir depuis deux-trois jours, donc je me sens bien. Ca va très, très bien. J'ai pas eu de test, d'entraînement, je rentre directement dans le vif du sujet, dans un match qui est clairement couperet, et donc c'est mental après".

AFP