Basket - Calderon: "On joue toujours pour gagner"

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Le meneur de jeu espagnol Juan Manuel Calderon a déclaré lundi à l'AFP que son équipe jouait "toujours pour gagner", après sa défaite 88-82 face au Brésil qui lui évite de croiser les Etats-Unis avant la finale des JO de Londres sans compromettre sa qualification pour les quarts.

Interrogé pour savoir s'ils avaient pensé au fait d'éviter les  USA, le joueur NBA de Toronto a répondu: "Pas du tout, ce n'est pas nous ça, ce  n'est pas notre manière d'être, on joue toujours pour gagner, toujours."  "On a connu des situations par le passé où d'autres équipes cherchaient à  nous éviter. Nous, on n'aime pas ça. Ici on est aux jeux Olympiques, il faut  essayer de gagner tous les matches. Si vous voulez une médaille, il faut battre  tout le monde", a ajouté Calderon après la défaite de son équipe, dominatrice  pendant 35 minutes avant de s'écrouler complètement.

"Tout était sous contrôle jusque dans les trois dernières minutes. On  bougeait bien la balle et puis ils ont tout simplement été meilleurs et ont  joué de manière plus agressive", a-t-il expliqué.  "On n'avait plus la même intensité, a commenté la star espagnole Pau Gasol.  Pour nous, peu importe qui on joue en quarts de finale, la France, l'Argentine,  peu importe. Tout le monde peut nous battre si on continue à jouer comme ça. Il  faut qu'on retrouve notre régularité."

Bouffonnerie espagnole

Dans un sondage du journal Marca sur son site dimanche, 56% des internautes  disaient préférer une défaite de la "Roja". Le badminton avait fait scandale lors de la première semaines des JO avec  l'exclusion de huit joueuses qui avaient ostensiblement perdu afin d'avoir des  adversaires moins coriaces en quarts. En basket, il arrive régulièrement que des équipes soient suspectées de ne  pas avoir fait le maximum pour gagner. A l'Euro-2011, la France n'avait pas  fait preuve d'un engagement maximal lors d'un match de poule face à...  l'Espagne dans l'idée peut-être d'éviter la Lituanie en demi-finales. La presse espagnole avait parlé le lendemain de "bouffonnerie française". Et aujourd'hui, c'est une belle bouffonnerie espagnole. 

Mathieu Baratas